Autotests : mode d’emploi

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© Polonio Video

L’autotest est un test antigénique, à réaliser soi-même, à l’aide d’un bâtonnet (écouvillon) introduit dans le nez. Il peut être utilisé par les particuliers, avant une réunion de famille par exemple, ou dans le cadre d'un dépistage collectif (lycée, entreprise, etc.).

Comment utiliser l’autotest ?

Ce mode d’auto-prélèvement nécessite d’introduire l’écouvillon moins profondément que le prélèvement nasopharyngé pratiqué pour les tests RT-PCR et antigéniques classiques. Le résultat est donné au bout de 15 à 20 minutes, selon la notice du fabricant. Un guide qui détaille le mode d’emploi a été édicté par le ministère des Solidarités et de la Santé.

À quoi sert un autotest ?

Il est destiné au dépistage des personnes qui n'ont pas de symptômes et qui ne sont pas cas contact, afin de savoir si elles sont porteuses ou non de la Covid-19. Moins sensible que les tests classiques RT-PCR et antigéniques, réalisés par les professionnels de santé en prélèvement nasopharyngé plus profond, il doit être pratiqué régulièrement. En répétant l’autotest une à deux fois par semaine, on augmente en effet les chances de le réaliser au début de la maladie, c’est-à-dire au moment où le virus est le plus présent et le plus facilement détectable, et surtout au moment où on est le plus contagieux. On augmente alors les chances, si l’on est un porteur sans symptôme du virus, de casser les chaînes de transmission du virus.

Que faire en fonction des résultats ?

- En cas de résultat négatif, il faut rester prudent et maintenir les gestes barrières. La fiabilité de l’autotest étant limitée, il est donc toujours possible d’être porteur du virus dans des quantités non détectables, ou qu’une erreur liée au prélèvement fausse le résultat.
- En cas de résultat positif, il faut sans tarder réaliser un test RT-PCR qui confirmera ou non le résultat, s’isoler immédiatement, prévenir les personnes avec qui l'on a récemment été en contact en l'absence de gestes barrières pour qu’elles s’isolent. En l’absence de possibilité de télétravailler et dans l’attente du résultat du test RT-PCR, il faudra demander un arrêt de travail.

Où les trouver et à quel prix ?

Depuis le 12 avril, les autotests sont en vente libre sans prescription médicale, uniquement dans les pharmacies, car ils sont considérés comme des dispositifs médicaux nécessitant les conseils des pharmaciens pour l’auto-prélèvement, pour la lecture du résultat et pour la conduite à tenir en cas de résultat positif et négatif. Leur prix maximum est fixé à 6 euros (5,20 euros à compter du 15 mai 2021). Ils ne sont pas remboursés par l’Assurance Maladie, qui prend déjà en charge les tests classiques RT-PCR et antigéniques. Il reviendra donc à chacun de se rapprocher de sa complémentaire santé pour savoir si elle met en place une aide financière pour ses adhérents. Cependant, certaines catégories de professionnels qui travaillent auprès des personnes âgées et des personnes en situation de handicap peuvent bénéficier d’autotests remboursés à 100 % par la Sécurité sociale, dans la limite de 10 par mois. Pour les obtenir sans avancer les frais, il suffit de présenter au pharmacien un justificatif professionnel.

Que faire de son test usagé ?

Les articles du kit doivent être placés dans un sac plastique pour éviter toute contamination. Ce sac doit être fermé puis placé dans un second sac plastique avant d’être jeté dans la poubelle habituelle.

Des campagnes de dépistage gratuit

Des campagnes de dépistage gratuit à grande échelle vont être également menées auprès des lycéens et étudiants dans leurs établissements d’enseignement, des habitants d’outre-mer, en particulier ceux vivant dans des territoires enclavés et des personnes éloignées du système de soin.

 

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