Coronavirus : les pharmacies sont autorisées à réaliser des tests sérologiques rapides

Depuis samedi 11 juillet, les pharmacies peuvent réaliser des tests sérologiques rapides d’orientation diagnostique (TROD) destinés à détecter la présence dans le sang d’anticorps contre le coronavirus. Ils ne sont, toutefois, pas fiables à 100 %.

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© jarun011

 

Les pharmacies sont désormais autorisées à réaliser des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) qui permettent de savoir en quelques minutes si on a fabriqué des anticorps contre la Covid-19, selon un arrêté publié samedi 11 juillet au Journal officiel. Jusqu’à présent, ils ne pouvaient être réalisés que par un laboratoire d’analyses médicales, en ville ou à l’hôpital.

En quoi consiste le test sérologique TROD ?

Le test sérologique TROD consiste à prélever une goutte de sang au bout du doigt et à le mettre en contact avec un réactif. Le résultat est obtenu directement en une quinzaine de minutes. Si le test est positif, cela signifie que la personne testée a été exposée au coronavirus - même si elle n’a eu aucun symptôme - et a développé, ou est en train de développer, des anticorps contre la Covid-19.

« Les TROD sont des tests d'orientation diagnostique, et non des tests permettant de poser formellement le diagnostic de COVID-19 », rappelait en mai la Haute autorité de santé (HAS). De ce fait, un TROD positif doit être confirmé en laboratoire de biologie par un test sérologique de type Elisa ou TDR (test de diagnostic rapide), tests de référence, afin de préciser la réalité de la réponse immunitaire et, éventuellement, par un test virologique (RT-PCR) pour vérifier si le virus est toujours présent dans l’organisme et donc, si l’on risque ou pas de contaminer d’autres personnes.

Quels sont les tests sérologiques autorisés ?

Seuls les tests conformes au cahier des charges de la Haute autorité de la santé (HAS), marqués CE, évalués par le centre national de référence (CNR) des virus des infections respiratoires et déclarés auprès de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) sont autorisés. Le ministère de la Santé a publié une liste de 51 tests sérologiques autorisés.

Certains ne détectent que les anticorps IgG (pour immunoglobulines G), qui se forment à partir du 14e jour après l’infection, tandis que d’autres indiquent aussi la présence d’IgM (immunoglobulines M), qui peuvent être détectées une semaine environ après avoir été en contact avec le virus.

La présence d’anticorps garantit-elle une immunité contre le virus ?

Non, « un test sérologique positif ne garantit pas une immunité durable et systématique », indique le ministère de la Santé. A l’heure actuelle, l’état des  connaissances scientifiques ne permet pas de déterminer durant combien de temps la présence d’anticorps protège d’une nouvelle contamination.

Une personne testée positive reste susceptible de contracter à nouveau le coronavirus et de le propager. Elle doit donc continuer à appliquer les gestes barrières et la distanciation sociale.

Les groupements et syndicats de pharmaciens réclamaient depuis plusieurs semaines de pouvoir commercialiser ces tests TROD alors que les syndicats de médecins biologistes y étaient fermement opposés. Dans un communiqué du 3 juillet, plusieurs organisations de biologistes mettaient ainsi « en garde les autorités et le grand public sur les difficultés d'utilisation et sur la complexité de l'interprétation des résultats de ces tests sérologiques ».

df
Sarah Corbeel
Publié le

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