Coronavirus : gare aux fake news !

Rien de plus louable que d’avertir ses proches : l’enfer des fake news est pavé de bonnes intentions. Voici donc les 4 "gestes barrières" contre les rumeurs et les faux conseils qui se propagent aussi vite que le Covid-19

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3mn de lecture
© Vchalup

Ceci est un entr'aperçu des rumeurs que vous avez peut-être récemment croisées au détour d'une conversation, par SMS, par mail, WhatsApp ou sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Snapchat, etc.) :

  • "30 secondes de sèche-cheveux tue le coronavirus"
  •  "le gel hydroalcoolique donne le cancer"
  •  "le froid et la neige ou, à l’inverse, les boissons chaudes éliminent le virus"
  • "plus de contamination des objets après 3 heures"
  • "boire de l’urine permet de se prémunir"
  • "la cocaïne et l’alcool neutralise le coronavirus"
  • "le virus a été créé puis breveté par les Américains"
  •  "faire des gargarismes avec une solution désinfectante élimine ou réduit le quota du virus"

D'autres rumeurs farfelues concernant le coronavirus sont à retrouver ici, et ici, ou . Dans le doute, ne propagez jamais ce genre de messages. Pour ne plus avoir de doute, voici comment débusquer les fake news pour le pas les propager. 

On s'interroge toujours sur la source

Ce n'est pas parce que l'info vous a été envoyée par un proche qu'elle est véridique. La première question à se poser est "d'où provient la source" ?  

Si la source n'apparaît pas dans l'info ou si elle provient d'un obscur blog, ne la propagez pas, c'est sans aucun doute une fake news

La source doit-être fiable, c'est-à-dire provenir d'un média reconnu ou d'une autorité publique. On se méfie alors des "une source proche", "un ami médecin", "un proche qui travaille au gouvernement", "l'oncle d'un ami qui bosse à la DGSE", "un chercheur de Shenzen" ou même "un médecin sur le front de lutte contre le virus" (sic).

On se méfie des captures d’écran

La fake news est fourbe et prend souvent les atours d'une info officielle : une capture d’écran d’une publication de BFMTV annonçant 5 cas de contaminations placés en quarantaine au centre hospitalier d’Argenteuil a un temps circulé sur Facebook et Snapchat. Or, BFM TV et le CHU d’Argenteuil ont démenti l’info.

Les indices d'une fausse capture d'écran :

  • Il y a une ou plusieurs fautes d’orthographe flagrantes, ceci demeure généralement le signe d’images/textes manipulés.
  • Il n’y a pas de lien dans la publication renvoyant à la source d’origine (médias, agences de presse, autorités, administration, etc.)
  • Les logos ou l’habillage (couleur des bandeaux du texte, heure, etc.) de la capture d’écran ne correspondent pas à ceux du média en question.

On compare l'information pour s'assurer de sa véracité

On appelle cela "recouper". Grâce à votre moteur de recherche, cherchez si cette information apparait dans d'autres médias jugés "sûrs" ou reconnus. Ce rapide travail de croisement des sources permettra de savoir si cette info est véridique ou suspecte.  Le journal Le Monde a développé un module "Le Decodex", qui vérifie en temps réel la fiabilité des sites que vous visitez et que vous pouvez installer sur votre navigateur internet.

On vérifie chez les pros

Consultez régulièrement le site AFP Factuel qui expose la fausseté des récentes fake news. Ou bien les services de fact cheking, spécifiquement chargé de trier le vrai du faux du Monde, de Libération, de 20 Minutes, d'Arrêt sur Image, ou de France Info. Nous en proposons plusieurs, car, n'oubliez pas, il faut toujours croiser les sources !

 

 

df
Henri Presson
Publié le

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