Coronavirus : ce qui change avec le stade 3 (et pourquoi il ne faut pas paniquer)

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© Velimir

Dans le plan de prévention et de lutte « pandémie grippale » de 2011, sur lequel s’appuient actuellement les autorités pour contrer le coronavirus, le stade 3 propose des « mesures barrières » graduelles. Concernant les établissements scolaires, c'est la mesure la plus haute qui a été annoncée par Emmanuel Macron ce jeudi soir, en ordonnant leur fermeture totale jusqu’à nouvel ordre.

L'annonce ce samedi soir par le Premier ministre de la fermeture des lieux non-essentiels accueillant du public annonçait plus encore le passage au stade 3, annoncé dans la foulée par le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. 

"Nous sommes face à une épidémie débutante et rapide sur le territoire national, nous sommes donc désormais en stade 3. Nous devons désormais tout faire pour retarder, pour ralentir, pour écrêter cette courbe épidémique."

Limitation des transports

Concernant les transports, là aussi le plan d'action recommande une gradation : incitation d'abord à éviter les transports en commun et éviter les déplacements, puis demande de limitation des déplacements non-essentiels, enfin suspension éventuelle de certains transports en commun.

Le stade 3 est évolutif et, tant concernant les transports que toute l'activité humaine, les mesures sont appelées à devenir plus restrictives, jusqu'au stade 4, qui sera celui où s'organisera le retour à une activité normale... mais ne devrait pas apparaître avant plusieurs semaines, voir plusieurs mois. 

Santé, hôpital : ce qui change

Le stade 3 prévoit "lamobilisation de tous les secteurs de l'offre de soins", comme le détaille un document du ministère. Concrètement, en plus du personnel hospitalier, les professionnels de santé libéraux, les services de soins à domicile et, si besoin, les services d’aide à domicile, seront mobilisés. Aussi, afin de ne pas saturer les hôpitaux, les malades les moins graves seront soignés à domicile.

Le gouvernement peut aussi faire appel à la réserve sanitaire : une communauté constituée de professionnels de santé volontaires (étudiants, retraités, personnels travaillant dans l’administration des hôpitaux, etc.) que l’État peut déployer en cas de crise.

Depuis janvier, sur les 3600 engageables, 240 personnes sont déjà au front, indiquait au micro de RMC Catherine Lemorton, responsable de la Réserve sanitaire de Santé publique.  

Confinement ou pas ?

Le stade 3 ne suggère pas nécessairement de se barricader chez soi. Le plan de prévention en appelle à la solidarité locale, au bénévolat, aux associations, et préconise un soutien financier des foyers victimes de la pandémie. Les administrations, collectivités et opérateurs sont également incités à tout faire pour assurer la continuité de leurs activités. Pour autant, le Premier ministre a appelé à aller au-delà de la fermeture des lieux non-essentiels, invitant les entreprises à favoriser le télétravail et chaque foyer à limiter au maximum ses déplacements. 

Une attention majeure doit-être portée à « toutes personnes âgées de plus de 70 ans », ainsi que « celles et ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de troubles respiratoires » ou sont « en situation de handicap » : elles doivent « rester autant que possible à leur domicile ».

Rappel des « gestes barrières »

Avec le stade 3, plus question de transiger avec les « gestes barrières » :

  • Se laver régulièrement les mains
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique puis les jeter
  • Ne pas serrer la main ou faire la bise pour se saluer

Si vous entendez parler du stade 4, pas d’inquiétude ! Comme vous pouvez le voir dans le schéma ci-dessous, cela annonce un retour progressif à la normale.

© Gouvernement.fr
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