Seuls 30 % des auto-entrepreneurs sont actifs trois ans après s’être lancés

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La mise en place du régime d’auto-entrepreneur, en 2009, visait à favoriser la création d’entreprise.
La mise en place du régime d’auto-entrepreneur, en 2009, visait à favoriser la création d’entreprise. La mise en place du régime d’auto-entrepreneur, en 2009, visait à favoriser la création d’entreprise.

Seuls 30 % des auto-entrepreneurs immatriculés au premier semestre 2010 étaient encore actifs trois ans plus tard, révèle l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une enquête publiée jeudi 12 mai.

La mise en place du régime d’auto-entrepreneur, en 2009, renommé micro-entrepreneur depuis le 1er janvier 2016, visait à favoriser la création d’entreprise dans un contexte de crise économique, les formalités de déclaration d’activité étant assouplies.

Mais parmi les 191 000 auto-entrepreneurs immatriculés entre janvier et juin 2010, « 62 % ont effectivement démarré une activité », précise l’Insee.

Même pour ceux qui travaillent effectivement dans ce cadre, « le taux de survie » à trois ans est faible, à 49 %.

« La pérennité à trois ans des auto-entrepreneurs est ainsi bien moindre » que celle des entrepreneurs individuels classiques, remarquent les auteurs de l’étude.

Le taux de pérennité secteur par secteur

La santé humaine, l’action sociale et l’enseignement sont les secteurs d’activité où le taux de survie est le plus élevé, comme l’illustre ce tableau :

SecteurTaux de pérennité à trois ans des auto-entrepreneurs ayant effectivement démarré une activité
Santé humaine et action sociale 71 %
Enseignement 56 %
Arts, spectacles et activités récréatives 55 %
Industrie 53 %
Autres activités de services aux ménages 51 %
Construction 50 %
Hébergement et restauration 47 %
Activités de services administratifs et de soutien 46 %
Commerce 46 %
Activités spécialisées, scientifiques et techniques 45 %
Information et communication 43 %
Transport et entreposage, activités financières et d’assurance, activités immobilières 39 %

Un chiffre d’affaires plus faible que pour les entrepreneurs classiques

Les micro-entrepreneurs dégagent moins de chiffre d’affaires que les entrepreneurs classiques.

« Les auto-entrepreneurs toujours actifs fin 2013 déclarent en moyenne 10 000 € en 2012. Les trois quarts d’entre eux réalisent un chiffre d’affaires inférieur à 15 000 € ; seulement 14 % des créateurs individuels classiques sont dans ce cas », explique l’Insee.

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