Seniors : le chômage toujours en hausse

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Malgré les chiffres du chômage, le taux d'emploi des seniors progresse depuis quinze ans.
Malgré les chiffres du chômage, le taux d'emploi des seniors progresse depuis quinze ans. Malgré les chiffres du chômage, le taux d'emploi des seniors progresse depuis quinze ans.

Les chiffres 2016 du chômage rendus publiques mardi 24 janvier par le ministère du Travail enregistrent la première baisse annuelle depuis 2007. Pour autant, la situation des seniors - à partir de 50 ans selon Pôle emploi - continue de se détériorer (+2,2 % sur l’année 2016). Entre 2008 et 2015, le nombre de chômeurs seniors a presque triplé (+ 182 %).

Fin 2016, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de 50 ans et plus inscrits en catégorie A (sans aucune activité) a franchi la barre symbolique des 900 000 personnes.

Une personne de 50 ans et plus sur deux travaillait fin 2015

Malgré ces chiffres, le taux d’emploi des seniors (proportion de personnes ayant un emploi parmi l’ensemble des seniors) progresse depuis quinze ans. Il est passé de 37,9 % début 2008 à 48,9 % fin 2015. Selon une étude de la Dares parue en décembre 2016, en 2015, 52,6 % des personnes âgées entre 55 et 64 ans étaient actifs en France. Un chiffre en hausse de 1,1 point par rapport à l’année précédente. Ce phénomène s’explique par les différentes réformes des retraites qui ont conduit à prolonger l’activité des seniors : recul de l’âge légal de départ, hausse de la durée de cotisation, quasi-suppression des préretraites à financement public.

Les conséquences de la réforme des retraites de 2010

Une étude de l’Insee publiée début janvier 2017 montre ainsi l’impact de la réforme des retraites de 2010 sur le taux d’activité des seniors. Cette réforme comportait deux changements importants. D’une part, elle a augmenté de deux ans l’âge d’ouverture des droits à la retraite, de 60 à 62 ans. D’autre part, elle a porté l’âge d’accès à taux plein sans condition de durée de cotisation de 65 à 67 ans.

Avant la réforme, un homme de 60 ans avait 24 % de chance d’avoir un emploi à temps complet. Depuis, ce taux est passé à 38 % (soit + 14 points). Concernant les femmes de 60 ans, la probabilité d’avoir un emploi à temps complet a augmenté de 9 points (de 23 % à 32 %).

Mais la réforme a eu un effet pervers : elle fige les situations à l’approche de la soixantaine. « Les personnes au chômage y restent plus longtemps, dans l’attente d’une liquidation plus tardive de leur retraite ». Un chômeur de 58 ans a ainsi 54 % de risque de rester sans emploi.

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