Sélection en master : ce qui va changer

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L’Assemblée nationale a voté lundi 19 décembre une proposition de loi qui autorise et encadre la sélection à l’entrée en master à l’université.

L’Assemblée nationale a voté lundi 19 décembre une proposition de loi qui autorise et encadre la sélection à l’entrée en master à l’université, scellant son adoption par le Parlement.

Le texte prévoit que les universités « peuvent fixer des capacités d’accueil pour l’accès à la première année du deuxième cycle », c’est-à-dire au master 1. « L’admission est alors subordonnée au succès à un concours ou à l’examen du dossier du candidat », précise la proposition de loi.

Un droit à l’accès en master pour les titulaires d’une licence

Les titulaires d’une licence dont toutes les candidatures en master ont été écartées pourront saisir le recteur de leur académie. Le recteur devra leur transmettre trois propositions de formation, tenant « compte de leur projet professionnel et de l’établissement dans lequel ils ont obtenu leur licence ». Un décret à venir doit détailler ce dispositif.

En principe, les M2 seront ouverts à tous les titulaires d’un M1. Mais un décret à paraître doit fixer la liste des formations pour lesquelles une sélection sera possible entre les deux années de master et non entre la licence et le M1. L’admission en seconde année pourra « dépendre des capacités d’accueil des établissements et, éventuellement, être subordonnée au succès à un concours ou à l’examen du dossier ». Les masters de droit et de psychologie figureront parmi ces exceptions.

Encore inactive, une plateforme en ligne, Trouvermonmaster.gouv.fr, permettra aux étudiants de trouver des renseignements sur l’ensemble des masters universitaires.

Le résultat d’un accord

La réforme résulte d’un accord conclu en octobre entre le gouvernement, les syndicats des personnels des universités et les organisations étudiantes.

L’objectif était de maintenir la pratique de la sélection, déjà répandue à l’entrée en M1 et surtout en M2. En juin, face à des décisions de justice obligeant des universités à intégrer en master des étudiants dont elles avaient rejeté la candidature, le gouvernement avait publié un décret. Ce texte énumérait une série de formations où la sélection était autorisée. Mais il était fragile juridiquement. D’où la nécessité d’une loi.

Le nouveau texte doit être publié au Journal officiel dans les prochains jours. Il s’appliquera aux sélections pratiquées par les responsables des formations pour choisir leurs étudiants de l’année universitaire 2017-2018.

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