Sécurité routière : le nombre de morts se stabilise en 2016

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La vitesse est responsable d’un accident mortel sur trois.
La vitesse est responsable d’un accident mortel sur trois. La vitesse est responsable d’un accident mortel sur trois.

Le bilan définitif de l’accidentalité sur les routes en 2016 est tombé. D’après les chiffres de l’Office national interministériel de la sécurité routière, 3 477 personnes ont été tuées sur les routes de France. Après deux années d’augmentation, l’année 2016 marque une quasi-stabilisation (avec une hausse de la mortalité de 0,5 %). Mais le nombre deblessés a augmenté (72 645, +2,6 %) et le nombre de personnes hospitalisées également (+2,2 %).

Hausse de la mortalité des piétons et cyclistes

559 piétons sont décédés, soit une hausse de 19 % par rapport à 2015. Ce qui représente 91 décès en plus. Cette hausse touche surtout les piétons âgés de plus de 75 ans (47 victimes en plus), les jeunes de 18-24 ans (22 victimes) et les enfants de moins de 14 ans (7 victimes). Comparés aux autres pays membres de l’Union européenne, en France, les seniors sont davantage représentés parmi les piétons morts sur les routes. Face à ce constat, les associations Prévention routière et Attitude prévention ont lancé fin mars un site Internet, Tous piétons, pour les sensibiliser aux dangers lors de leur déplacement à pied.

Chez les cyclistes, la mortalité a également augmenté (+ 9%). 162 ont perdu la vie dans un accident ayant lieu principalement en ville. Une fois encore, les seniors de plus de 65 ans sont surreprésentés (41 % des cyclistes décédés).

A l’inverse, la mortalité routière des automobilistes a légèrement baissé (1 760 décès) tout comme celle des conducteurs de petits scooters et mobylettes (-22 %). Pour les autres deux-roues, scooters et motos, le nombre de décès reste stable (613 décès).

Moins de jeunes décédés, davantage de personnes âgées

La mortalité chez les jeunes de 18-24 ans a légèrement diminué (597 décès, -3,6 %). On compte également moins de victimes parmi les 15-17 ans (96 décès, -23,2 %). Selon la Sécurité routière, « ce taux historiquement bas » s’explique par la « désaffection de l’usage du cyclomoteur et de la motocyclette au profit des transports en commun ».

A contrario, davantage de seniors de 75 ans et plus sont décédés dans un accident de la route (566 décès, +9,1 %).

Autre donnée importante : comme depuis plusieurs années, les trois quarts des personnes tuées ou blessées gravement sont des hommes.

La vitesse, responsable d’un accident mortel sur trois

« La vitesse excessive ou inadaptée reste la cause première de la mortalité sur les routes de France », rapporte l’Observatoire interministériel. Autre facteur : l’alcool, « présent dans 29 % des accidents mortels ». Parmi les automobilistes concernés, figurent surtout des conducteurs âgés entre 18 et 49 ans. Même chez les cyclistes et les piétons, l’ONISR a observé une hausse de victimes qui avaient consommé de l’alcool. Ainsi, 17 % des piétons ont un taux d’alcool supérieur à 0,5g/l.

Enfin, 22 % des personnes décédées l’étaient dans un accident impliquant au moins un conducteur ayant consommé un produit stupéfiant.

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