Sécurité routière : bientôt interdit de stationner autour des passages piétons ?

Un amendement au projet de loi d’orientation des mobilités veut interdire le stationnement des véhicules motorisés à moins de cinq mètres des passages piétons. Objectif : réduire le risque d’accident.

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La loi d’orientation des mobilités pourrait interdire le stationnement des voitures, camions et motos aux abords des passages piétons.
La loi d’orientation des mobilités pourrait interdire le stationnement des voitures, camions et motos aux abords des passages piétons.

En 2017, 138 personnes ont été tuées sur un passage piéton, dont la moitié concerne des personnes âgées de plus de 65 ans, selon les chiffres de la Sécurité routière. Pour faire baisser ce chiffre, un amendement au projet de loi d’orientation des mobilités, examiné depuis lundi 3 juin en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, propose d’interdire les places de stationnement situées à moins de cinq mètres des passages protégés, sauf si cet emplacement est réservé aux véhicules non motorisés (vélos, cycles à pédalage assisté, engins de déplacement personnel).

Déposé par le député du Rhône Jean-Luc Fugit (LREM), le texte reprend un amendement du sénateur Didier Mandelli (LR) adopté en mars dernier en première lecture au Sénat en lui adjoignant une date limite d’application : le 31 décembre 2026. Actuellement, l’article R417-11 du Code de la route considère déjà comme « très gênant pour la circulation » l’arrêt ou le stationnement d’un véhicule motorisé « sur une distance de cinq mètres en amont des passages piétons, dans le sens de la circulation, en dehors des emplacements matérialisés à cet effet ». L’amendement propose d’aller plus loin en interdisant l’aménagement de places de parking. « Depuis les années 1990, les recommandations dans les aménagements urbains préconisent de ne plus établir de place de stationnement en amont des passages piétons », explique le député Jean-Luc Fugit.

Améliorer la sécurité aux abords des passages piétons

L’objectif de la mesure est d’ « assurer la sécurité des cheminements des piétons en établissant une meilleure visibilité mutuelle entre ces derniers et les véhicules circulant sur la chaussée ». « Depuis plusieurs années, nous observons une hausse substantielle de la mortalité des piétons en France », rappelle le député. Or, des « études montrent le rôle important des gênes de visibilité qu’occasionnent des véhicules stationnés en amont des passages piétons à l’origine d’accidents ».

Combien de places de stationnement supprimées ?

Si l’amendement est adopté, il pourrait entraîner la suppression de plusieurs milliers de places de stationnements. « Uniquement à Paris, nous en avons dénombré 7 000 », a déclaré à Ouest France l’élu LREM.

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df
Sarah Corbeel
Publié le

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