Sécurité des aéroports : de nouvelles technologies pour renforcer le contrôle des passagers

Face à la menace terroriste, les contrôles dans les aéroports vont être renforcés dans les années à venir grâce à des technologies ultra-sophistiquées.

Retrouvez ce contenu dans votre compte en cliquant sur ce lien

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
2mn de lecture
La reconnaissance faciale pourrait bientôt être généralisée dans les aéroports.
La reconnaissance faciale pourrait bientôt être généralisée dans les aéroports.

Le 18 mars dernier, un homme était abattu par les forces de sécurité à l’aéroport d’Orly, après avoir tenté de dérober l’arme d’une militaire membre d’une patrouille de l’opération Sentinelle. Cette attaque a de nouveau posé la question de la sécurité dans les aéroports français. David Skuli, le Directeur central de la Police aux Frontières (DCPAF), a révélé la semaine dernière, devant une commission parlementaire sur l’avenir de l’espace Schengen, les solutions envisagées pour renforcer les contrôles des passagers aériens au départ de Paris, rapporte Le Figaro.

Un temps d’attente plus long

Bientôt vous ne pourrez plus transiter à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle en moins de trente minutes. « Allez aux Etats-Unis : l’attente dans les files y est bien supérieure à celle que l’on peut connaître dans nos aéroports, et personne ne proteste ! », a justifié David Skuli.

Suites aux attentats de Paris en 2015 et de Nice en 2016, le temps d’attente avant l’embarquement avait déjà doublé. « La menace terroriste va durer longtemps », il est donc nécessaire de renforcer les contrôles.

L’Etat impose déjà aux services de vérifier, en plus des scans de sécurité, la concordance entre le titre d’identité et la carte d’embarquement pour les vols internationaux, mais aussi au sein de l’espace Schengen.

Les aéroports doivent être modernisés

D’ici trois ans, le nombre de passagers qui transite par l’aéroport de Roissy devrait passer de 64 à 80 millions. Pour assurer la sécurité, la Police aux frontières prévoit de s’appuyer sur de nouvelles technologies plutôt que sur une augmentation du personnel. Les agents de police ou de sûreté agiront davantage à distance.

Plusieurs pistes sont envisagées. Les passagers pourraient passer par des « tunnels électroniques » chargés de « renifler » les traces d’explosifs sur les chaussures, de scanner intégralement le corps ou bien de vérifier la concordance de leur visage avec une photo issue des fichiers terroristes.

Autre mesure envisagée : améliorer le système COVADIS (Contrôle et vérification automatique des documents d’identité). Ce lecteur optique permet d’interroger simultanément divers fichiers de police. A l’avenir, il devrait être capable de lire les puces biométriques des passeports.

Généraliser la reconnaissance faciale

La reconnaissance faciale devrait bientôt remplacer les empreintes digitales. Pour David Skuli, « il faudra multiplier les dispositifs de contrôle automatique aux frontières, comme Parafe (Passage automatisé rapide aux frontières extérieures), en utilisant des technologies modernes de reconnaissance faciale ».

Avec le dispositif Parafe, les voyageurs sont contrôlés en présentant leur passeport puis en scannant leur empreinte digitale. D’ici cet été, 41 nouveaux sas de contrôles automatisés des passeports seront déployés à Roissy, Orly et Marignane (Marseille-Provence). Dans trois ans, ces portails devraient être au nombre de 81.

Par ailleurs, l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle teste un nouveau système de reconnaissance faciale, la Vision Box, via le dispositif Parafe. Pour être déployée, cette technique – qui peut s’appliquer à tous les ressortissants de l’UE - doit être homologuée par le ministère de l’Intérieur.

df
Sarah Corbeel
Publié le

Partager cet article :