Sable, galets, coquillages… qu’a-t-on le droit d’emporter sur les plages françaises ?

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Le ramassage de sable, coquillages ou galets est strictement réglementé en France.
Le ramassage de sable, coquillages ou galets est strictement réglementé en France. Le ramassage de sable, coquillages ou galets est strictement réglementé en France.

La semaine dernière, un Italien de 40 ans, résidant au Royaume-Uni, a écopé d’une amende de 1 000 € pour avoir voulu rapporter une bouteille remplie de sable de la plage de Gallura, au nord de la Sardaigne, a rapporté The Guardian. Réputée pour ses belles plages, l’île italienne interdit formellement d’emporter du sable. Les touristes risquent une amende pouvant aller jusqu’à 3 000 €.

En France, c’est l’article L.321-8 du Code de l’environnement qui réglemente le ramassage de sable, galets ou coquillages vides.« Les extractions de matériaux sont limitées ou interdites lorsqu’elles risquent de compromettre, directement ou indirectement l’intégrité des plages, dunes littorales, falaises, marais », stipule-t-il.

Une infraction passible de 1 500 euros d’amende

Dans les faits, les petites collectes de sable ou de coquillages ne sont pas sanctionnées. En revanche, en prélever en grande quantité est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 €. Les ramasseurs s’exposent, en effet, à une contravention de grande voirie pour atteinte au domaine public maritime (DPM).

De même, ramasser des galets sur les plages normandes est formellement interdit depuis 1975. Les glaneurs s’exposent à une amende de 1 500 €. On estime qu’en deux siècles, la moitié de ces cailloux ont disparu en raison de phénomènes naturels mais aussi humains. Au XIXe et XXe siècle, des quantités considérables ont été prélevées pour servir d’objets de décoration ou être incorporés au béton.

Aucune réglementation pour le bois flotté

Concernant la collecte du bois flotté, prisée par certains promeneurs pour réaliser des objets de déco, aucune réglementation officielle n’existe. Pourtant, ces bois polis par l’eau font partie de la « laisse de mer », c’est-à-dire les débris d’origine végétale ou animale ramenés par les marées (coquillages, algues, os de seiche, œufs d’animaux marins, etc.) et qui constituent un véritable écosystème utile à la vie du littoral.

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