Tout ce qu’il faut savoir sur la conférence de financement des retraites

L’événement, qui réunit différents syndicats et organisations patronales, débute ce jeudi par une réunion au Conseil économique, social et environnemental.

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Edouard Philippe, le 24 janvier à l’Elysée.
Edouard Philippe, le 24 janvier à l’Elysée. © Charles Platiau – Reuters

La conférence sur l’équilibre et le financement des retraites doit débuter par une réunion jeudi 30 janvier à 15 heures, au siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE), en présence du chef du gouvernement, Edouard Philippe, et de plusieurs organisations syndicales et patronales. L’ouverture de cet événement va intervenir six jours après la présentation en Conseil des ministres des deux projets de loi créant un régime universel de retraite, par points.

Qui l’organise ?

Le gouvernement organise la conférence. En signe d’apaisement envers Laurent Berger, Edouard Philippe s’est rallié à l’idée de mettre sur pied un tel événement, lancée le 5 janvier par le secrétaire général de la CFDT, fervent partisan de la création d’un système de retraite par points mais défavorable à la fixation d’un âge d’équilibre ou pivot. Le Premier ministre souhaite la mise en place d’un tel seuil : un départ à la retraite en deçà doit automatiquement aboutir à la liquidation d’une pension affectée d’une décote, un départ au-delà doit donner lieu à une surcote.

Qui y participe ?

La conférence est animée par « Jean-Jacques Marette, ancien directeur général de l’Agirc-Arrco », le régime de retraite complémentaire des salariés du privé, expliquait le Premier ministre dans sa lettre adressée le 11 janvier aux syndicats et aux organisations patronales. Elle réunit « les partenaires sociaux qui participeront à la gouvernance du futur système, des représentants de l’Etat et un représentant désigné par le premier président de la Cour des comptes ».

Les syndicats présents sont la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC et l’Unsa, détaille France Info. La CGT, qui réclame le retrait de la réforme, avait exprimé son hésitation à se rendre à leur conférence, avant d’annoncer sa participation. « Tous les endroits où on peut dire comment améliorer notre système actuel, on y est », a justifié le 28 janvier sur France Info le secrétaire général de la Confédération générale du travail, Philippe Martinez.

Quels sont les objectifs ?

La conférence « devra remettre ses conclusions d’ici la fin du mois d’avril 2020 concernant les mesures à prendre pour atteindre l’équilibre financier de l’assurance vieillesse en 2027 », indique l’article 57 du projet de loi ordinaire.

Le texte « habilite » le gouvernement à « prendre les mesures permettant d’assurer cet équilibre sans baisse des pensions ni hausse du coût du travail, au regard des propositions de cette conférence qui pourront être ainsi transcrites dans la loi ». Ces deux exclusions sous-entendent que les participants doivent s’accorder sur des modalités de durcissement de l’accès à une pension de retraite.

Edouard Philippe a demandé aux organisations syndicales et patronales de trouver des pistes de compensation à la perte financière potentielle découlant de l’annulation de l’instauration d’un âge pivot dès 2022.

L’exécutif estimait que la mise en place d’un âge pivot en 2022, progressant de 62 ans et quatre mois cette année à 64 ans en 2027, allait rapporter 12 milliards € de recettes.

Les syndicats ont déjà fait des propositions alternatives. La CGT est favorable à la hausse des cotisations d’assurance vieillesse, à une contribution sur les revenus financiers des entreprises ou encore à l’égalité salariale effective entre les femmes et les hommes.

Des responsables syndicaux craignent une répétition du scénario de la négociation sur l’assurance-chômage qui avait abouti à un échec en février 2019. Le gouvernement d’Edouard Philippe avait imposé un strict cadrage financier. Devant l’échec des discussions entre les syndicats et le patronat à trouver un compromis, l’exécutif avait imposé les règles par décret, durcissant notamment les conditions d’accès aux allocations-chômage.

df
Timour Aggiouri
Publié le

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