Retraites complémentaires des ex-salariés : pas d’augmentation le 1er novembre

Les organisations syndicales et patronales représentées à l’Agirc-Arrco souhaitent un gel des pensions, une conséquence de la mise en œuvre des règles du régime.

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Retraites complémentaires
Les retraites complémentaires des anciens salariés du privé vont stagner le 1er novembre. © fizkes

C’est une mauvaise nouvelle pour les retraités qui perçoivent une pension de l’Agirc-Arrco. Les syndicats et les organisations patronales vont jeudi 8 octobre, lors du conseil d’administration du régime de retraite complémentaire des anciens salariés du secteur privé, statuer sur une stagnation des pensions le 1er novembre, a appris Dossier Familial auprès de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), confirmant des informations publiées par plusieurs médias.

« Les marges de manœuvre sont assez réduites, l’application des règles assez strictes aboutit à une stagnation des pensions », nous dit Frédéric Sève, secrétaire national chargé des retraites au sein du premier syndicat français.

« L’évolution des pensions tient compte du salaire annuel moyen, qui va diminuer d’un peu moins de 6 % sur l’année 2020. Il est inenvisageable de faire baisser les pensions, une clause de sauvegarde l’empêchant. »

Une perte minime pour les salariés

« On aurait pu modifier les règles, mais le jeu n’en vaut pas la chandelle », assure le dirigeant syndical. D’après ses calculs, « comme l’inflation est estimée autour de 0,2 % cette année, la perte devrait atteindre seulement 14 € par an sur une pension moyenne : cela représente un peu plus de 1 € par mois ». Frédéric Sève observe de surcroît que « les retraites complémentaires ont été légèrement survalorisées en 2019 ».

La récession qui a découlé de la crise sanitaire a frappé tous les régimes de retraite. L’Agirc-Arcco « a pris un coup », souligne le secrétaire national à la CFDT. Selon des données reçues par Frédéric Sève, « le déficit technique devrait être de l’ordre de 6 à 8 Md€ », une prévision susceptible d’être revue à la hausse en fonction des difficultés de nombreux secteurs d’activité ou à la baisse grâce aux produits financiers tirés des réserves du régime.

« La situation est bonne en raison des réserves accumulées par l’Agirc-Arrco pour traverser les moments difficiles », note le syndicaliste. Ces réserves s’élevaient à 65 Md€ au 31 décembre 2019, nous fait savoir le régime. Pour la CFDT, des mesures « douloureuses – on verra à quel degré – » ne devront être prises que lorsque l’activité aura durablement rebondi.

df
Timour Aggiouri
Publié le

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