Retraite : vers une indexation des pensions de base sur l’inflation le 1er juillet 2022 ?

2 min de lecture

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
© solidcolours

Alors que l’inflation ne cesse d’augmenter en France, le président-candidat Emmanuel Macron a promis un coup de pouce pour améliorer le pouvoir d’achat des retraités.

« Compte tenu des prix, la situation est en train de se confirmer, la guerre va durer, je pense qu’il faut indexer les pensions de nos aînés dès cet été parce qu’il y a déjà une inflation », a, en effet, annoncé le chef de l’Etat le 6 avril dernier, lors d’une interview sur TF1. Une mesure qu’il a confirmée au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, où il est arrivé en tête avec 27,84 % des voix. « Dès le 1er juillet, je veux indexer les retraites sur l’inflation », a-t-il déclaré lundi 11 avril lors d’une interview à BFMTV.

Un coup de pouce de 4 % ?

Si le chiffre n’a pas encore été précisé, l’augmentation pourrait atteindre 4 %.« Ce sera dans cet ordre de grandeur-là », a affirmé le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, le 7 avril dernier sur France Info. La revalorisation « dépendra des chiffres de l’inflation dans les semaines qui viennent », a-t-il précisé. En mars et sur douze mois glissants, l’inflation a atteint 4,5 %, selon l’Insee.

Cette revalorisation exceptionnelle n’empêchera pas une nouvelle revalorisation en janvier 2023. « On ne pourra pas se contenter d’une indexation à l’été prochain », a ajouté Bruno Le Maire, estimant qu’« une réflexion plus globale » sera nécessaire pour adapter le système de revalorisation automatique des pensions à « une ère d’inflation plus élevée ».

Consultez le guide pratique "Je demande ma retraite"

Une check-list pour ne rien oublier

Des outils pratiques

Tous les articles utiles

J'y vais

Un coût évalué à 5 milliards d’euros en 6 mois

Rappelons que ces revalorisations concernent uniquement les pensions de base. L’Etat ne peut pas revaloriser les retraites complémentaires. Par exemple, les pensions Agirc-Arrco, le régime de retraite complémentaire du privé, sont revalorisées en novembre, sur décision des partenaires sociaux.

Par ailleurs, le Code de la Sécurité sociale prévoit que la revalorisation des pensions de base intervient chaque année au 1er janvier. Elle est basée sur la hausse des prix constatée au cours des douze mois précédents de novembre à octobre. Le 1er janvier dernier, les pensions de base ont ainsi été augmentées de 1,1 %. Un montant qui apparaît donc bien faible pour compenser l’envolée des prix.

D’où la proposition d’Emmanuel Macron d’une revalorisation anticipée en juillet prochain. Reste que la mesure, n’étant pas prévue par la législation, nécessitera une loi.« Une telle mesure ne peut pas être prise par décret. Il me semble que le seul moyen par lequel pourrait passer cette revalorisation serait une loi de financement de la Sécurité sociale rectificative », estime auprès de Capital Thomas Di Sotto, expert retraite chez Origami&Co, cabinet de conseil en retraite. Etant donné qu’1 point de revalorisation coûte 2,5 milliards d’euros, la mesure pourrait coûter autour de 5 milliards d’euros en six mois, d’après Les Echos.

A lire aussi