Retraite complémentaire : et si les pensions Agirc-Arrco n'étaient pas valorisées cette année ?

La revalorisation des retraites complémentaires se réalise chaque année pour s'adapter à l'inflation. Cependant, des incertitudes demeurent quant à la revalorisation des retraites complémentaires cette année. L’engagement de les faire évoluer au moins comme l’inflation jusqu’en 2022 pourrait-il être remis en cause en raison de la crise économique ? 

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© SeventyFour

Avec la crise économique résultant de la crise sanitaire du Covid-19, des incertitudes entourent la revalorisation du régime complémentaire de retraite : l'Agirc-Arrco. Ces pensions vont-elles suivre le taux d'inflation en 2020 ? Actuellement, 12,8 millions de retraités sont affiliés au régime de l'Agirc-Arrco. 

En mai 2019 les partenaires sociaux avaient décidé que les pensions du régime privé augmenteraient jusqu’en 2022 en suivant la courbe de l’inflation. Pour Le Monde, la crise sanitaire et économique pourrait venir perturber cette déclaration. 

L’année dernière, les pensions de retraite complémentaire des salariés du privé, gérées par le régime Agirc-Arrco, avaient augmenté de 1%. Selon le quotidien, des inconnues subsistent concernant la revalorisation du 1er novembre 2020.

Différents facteurs à l'origine de ces incertitudes

Ces incertitudes se basent sur plusieurs éléments. En premier lieu, l'Insee n'a pas publié sa prévision d'inflation hors tabac pour cette année, à cause du contexte sanitaire et économique. Or ce chiffre permet de calculer la revalorisation décidée par l'Agirc-Arrco et est communiqué habituellement au mois de juin. 

Un autre problème est désigné par Le Monde. L’accord signé par les syndicats et le patronat en mai 2019 impose que l’Agirc-Arrco dispose de réserves équivalentes à six mois de pension, sur les quinze prochaines années. C’est au conseil d’administration de vérifier que cette règle est respectée.

En 2019, l'Agirc-Arrco enregistrait des comptes positifs, mais depuis mars, elle a continué à verser les pensions, avec des recettes moindres à cause du report de versements de cotisations sociales accordées et du recours massif au chômage partiel. 

L’indemnité d’activité partielle ne donne pas lieu à des cotisations de retraite. En mai dernier, l’Agirc-Arrco a sollicité un prêt de huit milliards d’euros à l’Etat pour pouvoir faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire. 

 

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