Réforme des retraites : le gouvernement lance un simulateur officiel

L’exécutif a mis en ligne une première version de son simulateur sur la réforme des retraites, avec une cinquantaine d’exemples types.

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© macgyverhh

Rassurer les Français inquiets par le projet de réforme des retraites. C’est l’objectif du simulateur « Suis-je concerné par la réforme ? » mis en ligne ce jeudi 19 décembre sur le site reforme-retraite.gouv.fr.

Elaboré avec le GIP Union retraite qui regroupe les 42 régimes, il permet à chacun de vérifier sa situation avec la mise en place du futur système universel des retraites (modalités de transition, année de départ). Pour cela, il faut indiquer son année de naissance, son statut professionnel (salarié du secteur privé, salarié d’un régime spécial, agriculteur…) et l’année à partir de laquelle vous avez commencé à travailler. La simulation est approximative puisqu’elle ne tient pas encore compte de tous les paramètres de la future réforme, en cours de négociation.

50 profils types de futurs retraités

En parallèle, l’exécutif a mis en ligne une cinquantaine de cas types de futurs retraités (enseignant, infirmier, aide-soignant, fonctionnaire de catégorie A, B, C, salarié au Smic, à temps partiel, en carrière continue, etc.) des générations nées en 80 et 90. Pour chacun, est présenté le montant de la pension brute avec et sans la mise en place du système universel.

Pour réaliser ces simulations, l’exécutif s’est fondé sur plusieurs hypothèses : un début de carrière commencé à l’âge de 22 ans, un âge légal de départ à la retraite fixé à 62 ans, une durée de cotisation de 43 ans. En revanche, la pénibilité, le fait d’avoir des enfants ou encore les périodes de chômage ne sont pas prises en compte. De même, le critère de l’âge pivot à 64 ans n’a pas été retenu.

Des gagnants et des perdants

Par exemple, Inès est infirmière en soins généraux et aura 40 ans en 2020. Elle a commencé à travailler à 22 ans et a fait toute sa carrière dans la fonction publique hospitalière. Elle va travailler 23 ans dans le système actuel et le reste dans le futur système universel de retraite. Sa part de prime est de 23 %. Si elle part à 62 ans, elle pourrait avoir avec le système actuel 1 815 € de retraite mensuelle brute, contre 1 874 € avec le futur système. Elle est donc gagnante. Et si elle part à 64 ans, elle pourrait avoir 2 229 € avec le futur système, contre 2 128 € avec le système actuel.

Autre exemple, Leila est secrétaire et aura 40 ans en 2020. Elle a commencé à travailler en 2002 à l’âge de 22 ans. Elle va travailler jusqu’en 2025 dans le système actuel et le reste dans le système universel. Tout au long de sa carrière, elle est rémunérée au Smic, soit 1 520 € brut aujourd’hui. Si elle part à la retraite à 62 ans, elle pourrait avoir avec le système actuel 914 € de retraite mensuelle brute, contre 891 € avec le futur système. Elle est donc perdante. Mais si elle décide de partir à 65 ans, elle est gagnante puisqu’elle aurait droit à 1 398 € avec le futur système, contre 1 175 € avec le système actuel. A noter : les montants sont corrigés de l’inflation mais prennent en compte la croissance des salaires.

Le 22 janvier 2020, jour de l’examen du projet de loi par le Conseil des ministres, 150 cas types seront mis en ligne. Au total, 300 exemples de situations individuelles devraient être proposés courant 2020. Le simulateur sera, par ailleurs, enrichi au cours de l’année. Le projet de loi sera discuté à l’Assemblée nationale fin février 2020 et voté d’ici l’été prochain.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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