Emmanuel Macron ne prévoit pas d’augmenter l’Aspa en cas de réélection

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© Gerard Bottino / SOPA Images/Sip via Reuters

Candidat à sa propre succession, Emmanuel Macron ne promet pas de hausse de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa, ancien minimum vieillesse) durant son éventuel prochain quinquennat. « Ce n’est pas prévu », confirme à Dossier Familial son équipe de campagne, rappelant que des augmentations ont « déjà » eu lieu « au cours du quinquennat », suivant une promesse faite par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle de 2017.

L’Aspa, qui n’est pas une pension de retraite, peut être obtenue par les personnes ayant atteint l’âge de 65 ans et résidant en France de manière régulière. L’âge peut être plus bas pour les anciens combattants, les déportés, les internés ou les prisonniers de guerre ainsi que pour les personnes handicapées, selon le site officiel Service public. En dehors de toute volonté politique, des relèvements automatiques de l’aide sociale sont possibles une fois par an, dépendant de l’inflation. L’article L. 161-25 du Code de la sécurité sociale prévoit une « revalorisation annuelle des montants de prestations […] sur la base d’un coefficient égal à l’évolution de la moyenne annuelle des prix à la consommation, hors tabac, calculée sur les douze derniers indices mensuels de ces prix publiés par l’Institut national de la statistique et des études économiques [Insee] l’avant-dernier mois qui précède la date de revalorisation des prestations concernées ».

Ainsi, en janvier 2022, conformément à une instruction interministérielle du 22 décembre 2021, certains minima sociaux dont l’Aspa, les pensions minimales et les pensions de vieillesse ont fait l’objet d’une revalorisation de 1,1 %. Les montants les plus haut de l’Aspa, tout comme les plafonds de ressources ouvrant droit à son versement, s’élèvent désormais à :

  • 916,78 euros pour une personne seule ;
  • 1 423,31 euros.

Un seuil de pauvreté à 1 102 euros

Par comparaison, le seuil de pauvreté tel que fixé « par convention » par l’Insee « à 60 % du niveau de vie médian de la population […] correspond à un revenu disponible de 1 102 euros par mois pour une personne vivant seule », indiquait l’organisme dans un document publié le 10 novembre dernier sur son site.

L’équipe de campagne d’Emmanuel Macron met en avant l’engagement d’une hausse de « la retraite minimale pour une carrière complète ». La promesse est ainsi formulée dans le programme en ligne sur le site Avecvous.fr : « Augmenter la pension minimale à taux plein à 1100 euros par mois. » Le programme ne fait aucune référence à l’Aspa. À l’heure actuelle, aucun minimum commun à tous les régimes de retraite n’est fixé.  Comme le rappelle Le Monde, « des systèmes de pension minimale existent pour les carrières complètes dans de nombreux régimes, chacun ayant ses règles, ses conditions, ses modalités et ses montants ».

Le plus répandu est le minimum contributif pour les salariés du régime général, auquel cotisent les anciens salariés du secteur privé. Le montant le plus haut du minimum contributif est de 713,11 euros par mois, pour les personnes ayant « au moins 120 trimestres cotisés au régime général », d’après Service public.

Marine Le Pen propose une hausse de l’Aspa, due aux seuls « Français »

Sur son site Mlafrance.fr, Marine Le Pen, adversaire d’Emmanuel Macron lors du second tour de l’élection présidentielle le 24 avril, propose une hausse à 1 000 € de l’Aspa – qu’elle nomme encore « minimum vieillesse » –, qui, selon elle, doit être comme les autres « aides sociales », versée aux seuls « Français », ainsi qu’une augmentation des « petites retraites ».

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