Dépendance : Emmanuel Macron veut augmenter l’allocation personnalisée d’autonomie (APA)

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Serge Mouraret / Alamy

La mesure ne figure pas explicitement dans son programme de campagne. Mais le chef de l’Etat sortant, confronté dimanche 24 avril, lors du second tour de l’élection présidentielle, à Marine Le Pen, candidate d’extrême droite (Rassemblement national, RN), propose une hausse de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). « Plus de présence des aides à domicile auprès de nos aînés en instaurant deux heures de convivialité par semaine pour réduire leur solitude tout en améliorant les conditions de travail des professionnels », est-il écrit dans le programme publié sur le site Avecvous.fr.

Le dispositif envisagé « passera par une revalorisation de l’APA », explique à Merci pour l'info l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, admettant que le coût d’une telle mesure « n’a pas été chiffré »« Les personnes qui pratiquent de l’accompagnement à domicile sont souvent à temps partiel, ont des temps de trajet élevés et des espaces horaires importants entre les interventions », souligne-t-on dans l’équipe de campagne.

Créer du lien humain

En accroissant le temps de présence des professionnels, « l’objectif est aussi de créer du lien humain », indique-t-on. La convivialité pourra se limiter à des discussions entre les personnes accompagnées et les aides.

Réglée par « les services des départements », l’APA est destinée à régler, en tout ou partie, « les dépenses nécessaires » au maintien à domicile ou à la présence en établissement médico-social des personnes âgées de 60 ans subissant un manque ou une perte d’autonomie, selon le site officiel Service public.

Si la personne aidée reste à son domicile, le montant mensuel maximum oscille entre 705,13 euros et 1 807,89 euros. Une majoration de 510,26 euros par an est possible « si le proche aidant a besoin de répit ». Suivant vos revenus, vous pouvez être redevable d’une participation financière.

AAH : la fin de la prise en compte des ressources du conjoint

Emmanuel Macron a repris une promesse de plusieurs candidats à l’élection présidentielle. Le chef de l’Etat sortant s’est déclaré mercredi favorable à la fin de la prise en compte des ressources du conjoint, du concubin ou du partenaire de pacte civil de solidarité (Pacs) dans le calcul de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), au cours du débat d’entre-deux-tours qui l’opposait à Marine Le Pen.

« Je suis favorable ce qu’on puisse en effet corriger cet effet de bord que vous avez très bien décrit, qui est que quand vous une personne qui a l’allocation adulte handicapé se marie avec quelqu’un qui a beaucoup plus d’argent, le perd [sic] », a expliqué Emmanuel Macron, en admettant que « le gouvernement n’a pas soutenu cette mesure » au Parlement en 2021.

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