Agirc-Arrco : les pensions de retraite devraient être sous-revalorisées en novembre

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© Gerard Bottino - Reuters Connect

Mauvaise nouvelle pour les quelque 13 millions de retraités du privé qui perçoivent, chaque mois, une pension complémentaire Agirc-Arrco : leur retraite devraient être sous-revalorisée le 1er novembre prochain, ainsi que l’année suivante. C’est ce qu’ont décidé les partenaires sociaux gestionnaires de l’Agirc-Arrco, à l’issue d’une troisième et dernière rencontre organisée jeudi 22 juillet afin de décider des mesures à prendre pour redresser la situation financière du régime.

A l’équilibre en 2019, les comptes se sont dégradés l’an dernier avec la crise sanitaire, en raison du recours massif à l’activité partielle et du report de cotisations pour une partie des entreprises. Sur l’année 2020, l’Agirc-Arrco a enregistré un déficit de 4,8 milliards d’euros. Or, l’Accord national interprofessionnel (ANI) de 2019 a fixé pour règle de disposer à tout moment d’un niveau de réserves financières au moins égal à six mois de versement de prestations, à un horizon de quinze ans. Avec 62,6 milliards d’euros en caisse fin décembre, la marge est encore de neuf mois. Mais la tendance pourrait dévier dans les prochaines années.

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Une sous-indexation des pensions pendant deux ans

Pour éviter cela, le MEDEF, la CFDT et la CFTC se sont mis d’accord, jeudi 22 juillet, sur un projet d’avenant à l’accord de 2019 qui prévoit de donner la possibilité au conseil d’administration de l’Agirc-Arcco de sous-indexer les pensions jusqu’à 0,5 point en dessous de l’inflation, au moment de la revalorisation de novembre 2021 et de novembre 2022. Les règles interprofessionnelles de 2019 prévoient normalement une marge de manœuvre de 0,2 point, à la hausse comme à la baisse.

« Il faut voir que nous sommes dans un contexte d'inflation plutôt élevé cette année », explique aux Echos le négociateur du Medef, Olivier Bogillot. Si l’inflation attendue de 1,4 % se confirme, les pensions augmenteront, malgré la sous-indexation, de 0,9 % le 1er novembre prochain. Pour la retraite complémentaire moyenne qui est de 485 € par mois, cela représente un manque à gagner de 3 € par mois, soit 36 € par an.

« C’est une correction minime », justifie de son côté Frédéric Sève (CFDT) auprès du Figaro. « Surtout, l’avenant marche dans les deux sens, à la baisse ou à la hausse. Il permet de sous-indexer ou de surindexer de 0,5 point. Il n’est pas exclu que l’on surindexe l’année prochaine pour annuler l’impact de cette année », ajoute-t-il.

Un texte loin de faire l’unanimité

Toutefois, si la CFDT et la CFTC soutiennent l’avenant, les trois autres organisations syndicales (FO, la CGT et la CFE-CGC) le rejettent. FO compte déposer « un avis négatif au bureau » lundi 26 juillet. « Nous avions signé en 2019, car l’accord prévoyait le maintien du pouvoir d’achat des retraités. Or le projet du Medef ne fait porter les économies que sur les retraités », s’indigne auprès des Echos Michel Beaugas, négociateur FO.

Les partenaires sociaux ont jusqu’au 15 septembre pour signer ou non l’avenant. Mais même si FO, la CGT et CFE-CGC évoquent la possibilité de ne pas le signer, il y a peu de chance que les syndicats fassent opposition. Le texte devrait donc être entériné.

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