Agirc-Arrco : les retraites complémentaires devraient bien être sous-revalorisées le 1er novembre

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© fizkes

Les quelque 13 millions de retraités du privé qui perçoivent, chaque mois, une pension Agirc-Arrco avaient été prévenus en juillet dernier. Leur retraite devrait bien être sous-indexée de 0,5 point en dessous de l’inflation le 1er novembre prochain.

Le 22 juillet dernier, le patronat et deux syndicats (la CFDT et la CFTC) se sont en effet mis d’accord pour sous-indexer les pensions jusqu’à 0,5 point en dessous de l’inflation, au moment de leur revalorisation en novembre 2021 et 2022, alors que l’accord national interprofessionnel (ANI) de 2019 autorise normalement un écart de 0,2 point au maximum. L’objectif est de ramener à l’équilibre les comptes du régime complémentaire de retraite qui se sont dégradés l’an passé avec la crise sanitaire, en raison du recours massif à l’activité partielle et du report de cotisations pour une partie des entreprises. Le déficit à combler est de l’ordre de 4,8 milliards d’euros.

Quel manque à gagner ?

Dans l’hypothèse d’une inflation hors tabac à 1,4 % selon les prévisions de l’Insee, cela signifie que les pensions complémentaires seraient augmentées de 0,9 % en novembre 2021, au lieu de 1,4 %. Pour la retraite complémentaire moyenne, qui s’élève à 485 € par mois, cela représente une perte de 3 € par mois. Mais pour les cadres, dont les complémentaires peuvent représenter jusqu’à 60 % du montant de leur retraite, la perte de pouvoir d’achat est plus élevée.

L’accord va-t-il être validé ?

Si l’accord n’a pas encore été officiellement validé, il devrait l’être le 1er octobre prochain, selon les informations du Parisien. Pour qu’il soit considéré comme nul et non avenu, il faudrait que les trois syndicats non-signataires – FO, la CGT et la CFE-CGC – exercent leur droit de veto. Ils ont jusqu’au 1er octobre pour le faire. Mais seule la CFE-CGC a annoncé son intention d'utiliser son droit d'opposition. Or, « pour que ce droit empêche qu'un accord s'applique, il faut représenter au moins 50 % des salariés, un seuil qui ne sera pas atteint », rappelle Les Echos.

La CGT ne s’est pas exprimée et Force ouvrière a décidé de ne pas s’opposer au texte. « Il y a un risque juridique si l’on dénonce cet accord : que les retraités se retrouvent avec zéro augmentation. Il vaut mieux ça que rien ! », a expliqué au Parisien Michel Beaugas, négociateur de FO. Une fois validé, le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco se réunira le 7 octobre prochain pour mettre en œuvre l’accord.

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