Retraite : quel impact aurait la création d’un bonus sur la date de votre départ ?

Le haut commissaire Jean-Paul Delevoye envisage l’élaboration d’un mécanisme pour avantager les personnes liquidant leurs droits le plus tardivement.

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L’âge légal de départ à la retraite doit rester à 62 ans.
L’âge légal de départ à la retraite doit rester à 62 ans.

Allez-vous devoir travailler plus longtemps pour percevoir votre pension ? Le haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, étudie depuis lundi 21 janvier avec les organisations syndicales et patronales la mise en place d’un mécanisme visant à inciter les assurés à retarder le moment de leur départ.

« Cette semaine de concertations porte sur les conditions d’ouverture des droits, soit les conditions d’âge pour pouvoir partir en retraite », nous indique le cabinet de Jean-Paul Delevoye, chargé de transmettre des propositions au gouvernement pour créer un système universel de retraites, par points, promis par Emmanuel Macron.

Pas de modification de l’âge légal

Conformément à un autre engagement de campagne pris par l’ex-candidat à la présidentielle, le haut commissaire ne recommandera pas de modifier l’âge légal, à 62 ans. Un seuil à partir duquel vous pouvez prendre votre retraite et, si vous disposez d’une durée d’assurance suffisante au regard de votre date de naissance, obtenir une pension à taux plein. Mais les assurés doivent être encore incités à partir tardivement, selon des règles à définir.

« Les notions de durée, de nombre de trimestres acquis ou de taux plein vont disparaître, explique-t-on dans l’entourage de Jean-Paul Delevoye. Une plus grande liberté sera donc offerte en matière de choix, par les assurés, de leur âge de départ. »

Une liberté toute relative. « Plus le départ sera tardif, plus les droits à pension seront élevés car le nombre de points sera plus important et – c’est un dispositif soumis à la concertation avec les partenaires sociaux –, un coefficient majorant pourrait être appliqué », poursuit-on au cabinet.

Lequel donne cet exemple. Soit 2 personnes disposant du même nombre de points. Celle qui part plus tard que l’autre à la retraite bénéficie d’une meilleure pension, car versée pendant une durée « plus courte ».

D’après le quotidien Le Monde, dans une note transmise aux organisations syndicales et patronales, le haut commissaire leur pose cette question : « ‘‘Est-on d’accord pour qu’un coefficient s’applique pour valoriser la pension de ceux qui reculent leur départ ?’’ »

L’expression de « bonus-malus », employée au sujet d’un pan de la réforme des régimes de retraite complémentaire des salariés du privé, entrée en vigueur le 1er janvier 2019, ne figure cependant pas dans le document.

Un projet de loi au « second semestre »

Les rencontres bilatérales entre Jean-Paul Delevoye et les représentants des organisations « ont lieu depuis avril 2018 et se poursuivront encore jusqu’à la fin des concertations, prévue à la fin du premier semestre 2019 », rappelle son entourage.

L’ancien ministre espère toujours une présentation au Parlement d’un projet de loi consacré à la réforme au cours du « second semestre », malgré le mouvement des « gilets jaunes » et le calendrier législatif chargé.

df
Timour Aggiouri
Publié le

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