Retraite complémentaire : votre pension pourra baisser jusqu’à 18 %

Mauvaise nouvelle pour les salariés du privé : leur pension de retraite pourra chuter jusqu’à 18 % de son montant s’ils subissent le malus instauré par l’accord sur les retraites complémentaires d’octobre dernier.

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Retraite complémentaire : votre pension peut baisser jusqu’à 18 %
Retraite complémentaire : votre pension peut baisser jusqu’à 18 %

L’accord signé le 30 octobre dernier pour sauver de la faillite les régimes de retraite complémentaire Arrco et Agirc coûtera cher aux assurés, selon les calculs du Conseil d’orientation des retraites (COR), dévoilés par Le Figaro du 5 avril.

Le COR affirme que la pension des assurés sera moindre, trois exemples à l’appui :

  • Premier exemple : un cadre né en 1959 partant à la retraite après avoir acquis la durée d’assurance requise pour un taux plein. Il perdra 14,5 % de sa retraite complémentaire.
  • Deuxième exemple : un cadre né en 1990 partant à la retraite après avoir acquis la durée d’assurance requise pour un taux plein. Il perdra plus de 17 % de sa retraite complémentaire.
  • Troisième exemple : un non cadre né en 1990 partant à la retraite après avoir acquis la durée d’assurance requise pour un taux plein. Il perdra près de 18 % de sa retraite complémentaire.

Instauration d'une décote de 10 %

Cette baisse des pensions s’explique, entre autres, par la décote de 10 % de la pension (appelée « coefficient temporaire de solidarité ») instaurée par l’accord d’octobre dernier.

Cette décote s’applique durant trois années, jusqu’à 67 ans maximum, aux salariés et cadres ayant la durée d’assurance requise pour un taux plein : ils ne perçoivent pendant les trois premières années de votre retraite que 90 % du montant de leur retraite complémentaire. Mais dès la quatrième année, ou à partir de 67 ans, leur retraite complémentaire leur sera versée en totalité. Cette décote ne s’applique qu’aux assurés nés à partir de 1957 qui feront liquider leur retraite à compter de 2019.

Ce coefficient temporaire de solidarité ne s’applique pas à l’assuré qui décale son départ en retraite d’une année - 4 trimestres - après la date à laquelle il remplit les conditions d’obtention du taux plein. Il percevra sa retraite complémentaire en entier dès la première année de son versement. Par exemple, s’il réunit à 63 ans le nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein mais décide de ne partir en retraite qu’à 64 ans, il échappe au malus.

S’il décale son départ en retraite de 8, 12 ou 16 trimestres après la date d’obtention du taux plein, sa retraite complémentaire sera majorée, selon le cas, de 10 %, 20 % ou 30 %, mais uniquement pendant un an.

Rendement plus faible des régimes

Cependant, même si le salarié échappe au malus, il verra sa pension baisser.

  • Pour un cadre né en 1959, cette baisse atteindra 4,5 % ;
  • Pour un cadre né en 1990, cette baisse atteindra jusqu’à 8 %.

Ce fléchissement est lié à la baisse progressive du rendement des régimes Arrco et Agirc : les assurés obtiennent moins de droits pour une cotisation donnée.

df
Anne-Gaëlle Nicolas-Koch
Publié le

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