Rentrée scolaire : les réformes qui peuvent concerner votre enfant

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a détaillé les nombreuses mesures mises en œuvre ou qui doivent être engagées dans les mois à venir.

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris dans votre compte

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
3mn de lecture
Jean-Michel Blanquer à son arrivée à l’Elysée, mercredi 30 août, pour le premier Conseil des ministres suivant la pause estivale.
Jean-Michel Blanquer à son arrivée à l’Elysée, mercredi 30 août, pour le premier Conseil des ministres suivant la pause estivale. Jean-Michel Blanquer à son arrivée à l’Elysée, mercredi 30 août, pour le premier Conseil des ministres suivant la pause estivale.

L’année scolaire 2017-2018, qui commence lundi 4 septembre, est placée sous le signe du changement. Lors d’une conférence de presse mardi 29 août, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a rappelé et détaillé les réformes mises en œuvre à partir de la rentrée ou qui doivent être engagées dans les mois à venir.

Dédoublement de certaines classes

C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Les classes de CP et de CE1 vont être dédoublées dans les réseaux d’éducation prioritaire (REP et REP+).

Ainsi, « dès cette rentrée, environ 2 500 classes de CP situées dans les réseaux d’éducation prioritaire renforcés (Rep+) seront dédoublées », chacune comportant environ quelque 12 élèves, affirme le ministère de l’Education nationale.

« Dans 86 % des cas, le dédoublement a été possible grâce aux salles de classe inoccupées. Dans 14 % des cas, les salles de classe feront l’objet d’une réorganisation pour accueillir deux professeurs dans une classe », comme par exemple une cloison pour partager une salle en deux.

« Aux rentrées suivantes, les CP et les CE1 en réseaux d’éducation prioritaire (Rep et Rep+) seront dédoublés à leur tour », précise le ministère.

Retour de la semaine de 4 jours dans certaines écoles

De nouvelles possibilités de dérogations à la semaine de 4,5 jours sont ouvertes pour les écoles maternelles et élémentaires publiques, en application d’un décret du 27 juin, pris conformément à un engagement d’Emmanuel Macron.

D’après des calculs publiés le 18 juillet par le ministère de l’Education nationale, « 36,8 % des communes de France ayant au moins une école publique, soit 31,8 % des écoles, ont choisi une semaine scolaire de quatre jours à compter de la rentrée ».

Evaluations en CP et en 6e

Jean-Michel Blanquer l’a annoncé durant sa conférence de presse. Des « évaluations diagnostiques » en français et en mathématiques seront pratiquées en CP et à l’entrée au collège.

Ces tests auront lieu en septembre pour les élèves de cours préparatoire, en novembre pour les élèves de 6e, indique le quotidien Le Monde.

Des stages gratuits pour les élèves de cours moyen

Des stages de réussite pour les élèves en difficulté de cours moyen, notamment de CM2, seront proposés durant les vacances de printemps et d’été.

Leur principe repose sur le volontariat, des enfants comme des professeurs.

Les élèves travailleront par petits groupes de 5 à 6, à raison de 3 heures par jour pendant cinq jours.

Des stages de réussite existent depuis 2008, mais le nombre d’enfants participants « n’a cessé de décroître depuis », déplore le ministère.

« Devoirs faits »

Le dispositif « Devoirs faits », actif après les vacances de la Toussaint, permettra aux collégiens qui le souhaitent de travailler durant « les heures libres dans l’emploi du temps, pendant la pause méridienne ou après la classe (au choix des établissements) », selon le ministère.

L’accompagnement sera assuré par « des professeurs et/ou des intervenants extérieurs ».

Gratuit, le dispositif doit être étendu aux élèves de primaire en 2018.

Remise en cause partielle de la réforme du collège

La réforme du collège héritée du quinquennat de François Hollande est en partie remise en cause.

Le cadre de l’accompagnement personnalisé et des enseignements pratiques interdisciplinaire (EPI) est assoupli. Les 30 % de classes bilangues fermées sont rétablies.

Refonte du baccalauréat

Serpent de mer du débat politique, sujet sensible pour la jeunesse et les syndicats d’enseignants, la réforme du bac figure dans l’agenda de Jean-Michel Blanquer. Le ministre souhaite lancer dès cette rentrée « une concertation » pour repenser ce diplôme. La réforme doit entrer en vigueur lors de la session 2021.

Emmanuel Macron a promis dans son programme de « revoir la forme du baccalauréat », articulé autour de « quatre matières obligatoires à l’examen final » et du « contrôle continu » au lycée.

A lire aussi

Partager cet article :