Publicité ciblée sur mobile par géolocalisation : les professionnels respectent la loi

Les agents de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes n’ont observé aucune « infraction » dans ce secteur en plein essor.
1mn de lecture
La DGCCRF a enquêté sur ce secteur en expansion.
La DGCCRF a enquêté sur ce secteur en expansion.

Les professionnels diffusant des publicités ciblées sur smartphone en fonction de la géolocalisation des mobinautes respectent la loi. C’est en tout cas ce qu’estime la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), dans une enquête publiée lundi 31 mai sur ce secteur en plein développement.

« La géolocalisation est un outil utilisé dans le cadre de campagnes publicitaires, […] visant à envoyer le consommateur vers les magasins physiques, ou à le faire entrer dans un commerce à proximité immédiate de son parcours », explique cette administration du ministère de l’Economie.

Les technologies permettant la géolocalisation

Des technologies permettent de localiser les mobiles, notamment le Bluetooth, le GPS, le GSM ou le Wi-Fi.

Mais pour être déclenchée, la géolocalisation doit être activée « par l’utilisateur […] ou par une application spécifique ».

Les opérateurs de téléphonie mobile propriétaires de leur réseau* ont la possibilité d’« accéder en temps réel à la localisation de leurs abonnés et disposent d’une base de données de numéros qui peut être enrichie d’informations personnelles », comme l’âge et le sexe.

Des données personnelles commercialisées

Mine d’or pour ces entreprises, ces renseignements peuvent être soit « utilisées par » leur « régie publicitaire », soit vendues « à des annonceurs ou des agences publicitaires à des fins de marketing ».

L’enquête a porté sur plusieurs professionnels. « Aucune suite » n’a été donnée aux trente-quatre contrôles menés par la DGCCRF.

L’administration n’a en effet relevé aucune « infraction » aux articles L. 34-1 et L. 31-5 du Code des postes et des télécommunications électroniques. Des textes relatifs notamment à la protection des données personnelles et à la prospection par courriel. Les professionnels respectent aussi les règles relatives à la facturation et aux pratiques commerciales.

* Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR.

df
Timour Aggiouri
Publié le