Professeurs absents : le gouvernement promet de mieux les remplacer

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4700. C’est le nombre de journées de cours perdues depuis la rentrée, d’après la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). Afin de pallier l’absentéisme des professeurs, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a annoncé, mardi 18 octobre, sept mesures qui seront mises en œuvre dès 2017.

Pour les écoles maternelles et primaires, le gouvernement a prévu la création d’un « vivier unique de remplaçants » qui pourront être affectés dans tout le département dans lequel ils résident. Jusqu’à présent, leur zone d’intervention pouvait être plus réduite. L’objectif est de limiter les affectations successives d’enseignants différents devant les enfants. Pour alimenter ce vivier, « en 2017, ce sont environ 1500 emplois supplémentaires qui seront créés », promet la ministre.

Des heures supplémentaires pour les enseignants

Dans le secondaire, en cas d’absence inférieure ou égale à 15 jours, c’est à l’établissement, et non à l’académie, de trouver une solution. Ces absences dites « de courte durée » sont les plus difficiles à gérer : 38 % sont remplacées, contre 97 % lorsqu’elles durent plus de deux semaines. Le ministère propose de « réactiver le protocole » de 2005 « tombé en désuétude » qui permet à un enseignant de faire jusqu’à cinq heures supplémentaires par semaine, mieux rémunérées, pour remplacer un collègue.

En ce qui concerne les absences ponctuelles mais à répétition, dites « absences perlées », la rue de Grenelle veut généraliser à la rentrée 2017 des protocoles pour « mieux accompagner les personnels en difficulté » (entretien, tutorat, allégement de service…). La gestion des absences prévisibles doit aussi être améliorée. Pour en diminuer le nombre, les formations d’enseignants pourront avoir lieu pendant les petites vacances, sur la base du volontariat et rémunérées tandis que les jurys et préparations d’examen seront « organisés de préférence le mercredi après-midi ».

Plus de transparence

Le gouvernement s’engage à publier tous les ans des indicateurs nationaux sur les absences non remplacées. D’après les chiffres du ministère, en 2015-2016, un écolier a perdu en moyenne 13 heures de cours sur l’année. En 2014-2015, dans le secondaire, ce sont 29 heures de cours qui n’ont pas été effectuées.

Chaque année, la FCPE dénonce les absences non remplacées. En 2015, la première organisation de parents d’élèves a ainsi recensé plus de 40 000 journées de cours perdues au niveau national, d’après le site ouyapascours, sur lequel les parents sont invités à signaler tous les non-remplacements de professeurs.

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