Produits transformés : l’UFC-Que Choisir dénonce le manque de transparence sur l’origine de la viande

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L’origine de la viande des produits préparés n’est mentionnée que dans 46 % des cas.

Trois ans, « jour pour jour » après le scandale des « lasagnes de cheval », l’association de consommateurs UFC-Que Choisir publie les résultats de son enquête sur l’origine des viandes dans les produits transformés. Des résultats qu’elle juge « piteux ». Sur les 245 aliments de marques nationales ou distributeurs à base de viande de bœuf, de porc ou de poulet passés au crible, l'origine de la viande est masquée dans 54 % des cas.

Nuggets, charcuterie de poulet, découpes de poulets cuits, plats préparés, sandwichs... Près de trois produits sur quatre à base de poulet font l’impasse sur l’indication du pays d’origine de la viande. Près de 57 % des produits à base de porc ne portent pas la moindre mention. « Les produits à base de bœuf limitent la casse » avec 70 % des produits indiquant leur origine, note l’UFC-Que Choisir.

Palmarès des pires rayons

L’association de consommateurs a dressé le palmarès de la part des produits n’indiquant pas l’origine de la viande. Près de 92 % des sandwichs à base de poulet ne présentent aucune mention concernant l’origine de la viande, tout comme 88 % des jambons et saucisses de poulet, 74 % des plats préparés et 64 % des panés et nuggets.

Les industries commercialisant des produits à base de porc ne font guère plus d’effort pour indiquer l’origine de la viande. Dans 92 % des sandwichs au jambon, aucune indication n’est présente, idem pour 75 % des saucisses de Strasbourg et 62 % des produits préparés. Pour les plats à base de bœuf, seule une sauce bolognaise sur deux affiche la provenance du bœuf contenu. Les plats surgelés (18 %) et les plats frais (8%) se montrent plus plus rigoureux en la matière.

Dans son étude, l’UFC-Que Choisir a répertorié l’indication de l’origine des viandes selon les marques. Si l’association distribue des bons points pour les grandes marques nationales (Findus, Gaulois, Marie, Zapetti, Charal) qui font figurer automatiquement l’origine de leur viande (dans 100% des aliments contrôlés), elle distribue les mauvais. Les marques Daunat, Père Dodu et Sodebo n’indiquent jamais l’origine de la viande contenue dans leur plat.

Devant son constat accablant, l’association de consommateurs appelle « les parlementaires européens à voter largement en faveur de la traçabilité pour accroître la pression sur la Commissione européenne ». Elle invite « la Commission à adopter (enfin !) une réglementation sur l’étiquetage obligatoire de l’origine nationale dans les produits transformés. »

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