Premiers secours : former davantage de Français

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Le rapport propose plusieurs mesures pour arriver à former 80 % de la population.
Le rapport propose plusieurs mesures pour arriver à former 80 % de la population. Le rapport propose plusieurs mesures pour arriver à former 80 % de la population.

Apprendre à effectuer un massage cardiaque, manipuler un défibrillateur ou arrêter une hémorragie… depuis les attentats de 2015 et 2016, les Français sont de plus en plus nombreux à suivre une formation aux premiers secours. Pourtant, seuls 27 % de la population connaissent ces « gestes qui sauvent », un taux bien inférieur à celui d’autres pays (Allemagne, Danemark, Norvège, Canada, Israël…).

Dans un rapport remis jeudi 20 avril au gouvernement, le docteur Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), et Eric Faure, le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), émettent une vingtaine de préconisations très concrètes pour former davantage de citoyens. Objectif ? Atteindre les 80 % de la population le plus rapidement possible. Il reste donc à former 34,5 millions de Français.

Le citoyen, le premier maillon de la chaîne

« Au-delà des risques « exceptionnels », des accidents de la vie courante existent », rappelle le rapport. Chaque année, une personne sur cinq est victime d’un malaise, d’une brûlure, coupure, etc. et 20 000 personnes en décèdent. Soit 6 fois plus que les décès causés par les accidents de la route.

Or, « pour toute situation (arrêt cardiaque, accident de la vie courante, inondation, tempête, et même attentat), les secours d’urgence ont un délai moyen d’intervention de 13 minutes ». Le citoyen est donc le premier maillon de la chaîne de secours.

Une formation tout au long de la scolarité

En outre, Patrick Pelloux et Eric Faure proposent d’« instaurer un véritable parcours citoyen des élèves en mettant en place une formation continue en milieu scolaire (de la maternelle au lycée) ». Par exemple, il s’agirait d’apprendre à un enfant, dès la maternelle, à savoir comment donner l’alerte et à le sensibiliser à certains risques (la route, les prises électriques, le four…).

Le ministère de l’Education nationale s’était engagé à former 100 % des élèves sortant de 3e. En 2016, environ 187 000 élèves ont été formés, « loin des 800 000 que compte la classe d’âge ». Pour les rapporteurs, il faut intégrer dans les programmes des modules sur les gestes qui sauvent, augmenter le nombre de formateurs et investir dans le matériel.

Cibler certains publics

En plus des élèves, le rapport propose de cibler certains publics pour accélérer le processus de formation. Les professions visées ? Les 5 millions de fonctionnaires, les professions en lien avec des mineurs ou des personnes âgées, les professionnels des transports en commun et les volontaires en service civique. Tous devraient être obligés de suivre la formation « Prévention et secours de niveau 1 » (PSC1) qui serait prise en charge par l’employeur.

D’une durée de 7 h pour un coût de 60 € en moyenne, c’est la formation théorique et pratique la plus dispensée aujourd’hui. Chaque année, environ 587 000 personnes la suivent.

Pour le reste de la population qui souhaiterait suivre à titre volontaire la formation PSC1, le rapport préconise de l’inclure parmi les « charges déductibles au titre de l’impôt sur le revenu ».

Des sessions d’initiation de 2 heures

Par ailleurs, la multiplication des sessions courtes de 2h est encouragée afin d’apporter une première initiation au plus grand nombre d’adultes. Durant ces séances, les volontaires apprendraient à alerter les secours correctement tout en se protégeant, à masser, défibriller, arrêter une hémorragie et mettre la victime en position d’attente.

L’idée est d’inciter les personnes à suivre ensuite une formation plus complète, telle que celle de Prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC 1).

Où se former ?

Si vous souhaitez vous former aux premiers secours, voici trois organismes agréés de sécurité civile :

  • La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) :

Des sessions de formation sont organisées dans toute la France par les unions départementales de sapeurs-pompiers, à des tarifs modérés. Chaque année, les sapeurs-pompiers forment 100 000 personnes au PSC1.

  • La Fédération nationale de protection civile (FNPC) :

Partout en France, la FNPC propose des formations simples, notamment le PSC1. Cliquez ici pour trouver les futures formations organisées près de chez vous.

  • La Croix Rouge :

Dans la formation PSC1, la Croix Rouge inclut une heure dédiée à l’initiation à la réduction des risques (IRR) qui vise à réduire la vulnérabilité des particuliers face aux catastrophes individuelles et collectives. Au total, la formation dure 8 heures, pour un coût variant de 50 à 60 euros. Chaque année, 900 000 personnes sont formées aux premiers secours.

La Croix-Rouge propose également une application mobile gratuite, l’ « Appli qui sauve », qui permet de s’initier ou de rafraîchir ses connaissances avec des vidéos et des quiz. Téléchargez-la sur l’App Store ou Google Play.

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