Pourquoi les soignants des urgences font grève ?

2 min de lecture

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
L’hôpital Pasteur à Nice.
L’hôpital Pasteur à Nice. L’hôpital Pasteur à Nice.

Le mouvement social aux urgences se poursuit. Selon les données établies par le collectif Inter-urgences, 95 services d’accueil des urgences (SAU) étaient en grève mardi 11 juin au matin. La prise en charge des patients reste néanmoins assurée, compte tenu du service minimum.

Le mouvement social s’est installé à partir du mois de mars, après une agression à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, qui a fait suite à une longue série. « Ces agressions, on peut dire que c’est un peu la goutte d’eau qui a fait déborder un vase qui était bien trop plein », a expliqué au micro de RFI Diane Labreut, infirmière dans établissement.

Les personnels témoignent d’une progression des agressions et des incivilités contre les soignants. Ils voient dans cette tendance le reflet de la dégradation des conditions d’accueil.

« Saturation »

En janvier dernier, 14 chefs de service hospitalier dénonçaient dans Le Monde « la saturation » permanente des urgences.

Ces dernières sont utilisées pour « compenser les insuffisances du système de soins », écrivaient-ils dans une tribune au quotidien.

« Elles sont les seuls lieux ouverts en permanence quand les autres acteurs sont absents ou défaillants », rappelaient les signataires. Par exemple, à défaut de médecin traitant, des patients se rendent aux urgences.

La réaction d’Agnès Buzyn

Le 6 juin, la ministre des Solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé diverses mesures, notamment « le lancement d’une mission nationale chargée d’accélérer la transformation du système de santé pour réduire la pression sur les urgences hospitalières et améliorer les conditions d’exercice des équipes ».

Agnès Buzyn souhaite également le versement de « crédits spécifiques à la main » des Agences régionales de santé (ARS), « directement fléchés pour permettre aux établissements de santé concernés de faire face à une augmentation très importante de l’activité d’un service d’urgence ».

La ministre doit recevoir les professionnels à « la mi-juin lors d’une réunion de préparation à la période estivale », « souvent » tendue pour les urgences.

Les syndicats réclament notamment des recrutements, des hausses de rémunération et l’ouverture de lits.

A lire aussi