Pourquoi les négociations sur l’assurance-chômage sont enlisées

Les organisations patronales refusent l’instauration d’un bonus-malus lié aux contrats de courte durée. Une mesure réclamée par les syndicats.
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Les partenaires sociaux négocient depuis novembre 2018 le contenu de la future convention d’assurance-chômage.
Les partenaires sociaux négocient depuis novembre 2018 le contenu de la future convention d’assurance-chômage.

Les discussions concernant la contenu de la future convention d’assurance-chômage sont bloquées. Les syndicats ont à nouveau demandé la mise en place d’un bonus-malus lié aux contrats de travail courts, lors de la neuvième séance de négociations, jeudi 14 février.

Les organisations représentant les employeurs doivent interroger leurs instances internes sur cette proposition avant la dernière réunion entre les parties, prévue mercredi prochain. Mais, tout au long des discussions, le patronat a opposé une réponse négative à l’instauration de la mesure.

La menace des syndicats

Les syndicats menacent de ne pas se rendre à l’ultime séance. « On est tous d’accord, on sera fixés le 19 et on viendra le 20 uniquement s’il y a un document » prévoyant un bonus-malus, a averti Marylise Léon, secrétaire générale adjointe de la CFDT, citée par l’Agence France-Presse.

L’objectif de cette mesure, que les syndicats réclament selon des modalités distinctes, vise à pénaliser les employeurs abusant des contrats courts, à favoriser les autres entreprises.

Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait promis la création d’un tel mécanisme. En janvier dernier, le chef de l’Etat s’y est redit favorable.

D’après Le Monde, le Mouvement des entreprises de France (Medef), la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et l’Union des entreprises de proximité (U2P) ont proposé le versement obligatoire d’une prime de précarité aux contrats à durée déterminée d’usage (CDDU), mais sous de strictes conditions. De quoi leur attirer les foudres des syndicats, rapporte le quotidien.

Les négociations ont commencé en novembre 2018. Le gouvernement d’Edouard Philippe avait invité les parties à trouver des mesures permettant de réaliser des économies annuelles moyennes comprises entre 1 et 1,3 milliard €.

En cas d’échec, il déterminera lui-même le contenu de la convention. Une perspective qui inquiète syndicats et patronat.

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df
Timour Aggiouri
Publié le

Immobilier, droit du travail, retraite...

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