Pourquoi le projet de loi sur l’école suscite la colère des enseignants ?

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Jean-Michel Blanquer, le 12 septembre 2018 à l’Assemblée nationale.
Jean-Michel Blanquer, le 12 septembre 2018 à l’Assemblée nationale. Jean-Michel Blanquer, le 12 septembre 2018 à l’Assemblée nationale.

Les professeurs de vos enfants feront-ils classe jeudi 4 avril ? Sept syndicats appellent les enseignants à se mobiliser contre le projet de loi pour une école de confiance, adopté le 19 février par l’Assemblée nationale, qui l’a transmis au Sénat. L’objectif des « grèves, rassemblements » ou « manifestations » prévus est « l’abandon » du texte que porte le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, expliquent ces organisations dans un communiqué commun. Voici pourquoi les enseignants s’opposent au projet de loi.

Etablissements publics des savoirs fondamentaux

Le projet de loi permet de créer des établissements publics locaux d’enseignement des savoirs fondamentaux, associant les classes d’un collège et d’une ou de plusieurs écoles situées dans le même secteur (article 6 quater).

Des enseignants craignent que ce dispositif signe la suppression des postes de directeur d’école.

Cette fonction est maintenue, assure Jean-Michel Blanquer, dans une lettre adressée aux directeurs d’école, publiée mardi sur le site de son ministère.

La structure « correspond à une idée ancienne de lien accentuée entre l’école et le collège, déjà expérimentée avec succès dans plusieurs territoires », soutient-il. « Le dispositif sera fondé sur le volontariat », souligne Jean-Michel Blanquer.

Abaissement de l’âge du début de l’instruction obligatoire

Le projet de loi abaisse de 6 à 3 ans l’âge du début de l’instruction obligatoire, à partir de la rentrée 2019 (article 2).

Pendant les années scolaires 2019-2020 et 2020-2021, l’instruction obligatoire des enfants de 3 à 6 ans peut être donnée dans des jardins d’enfants (article 4 bis).

FO dénonce dans un communiqué « l’organisation de la mise à mort de l’école maternelle ».

Pour le syndicat, plutôt que d’augmenter le taux de scolarisation des enfants de 3 ans (97,5 % en 2016), le gouvernement veut permettre aux « écoles maternelles confessionnelles » sous contrat de bénéficier de fonds publics. « Bien évidemment, c’est aussi une incitation en direction de toutes sortes d’associations privées pour qu’elles se portent sur le créneau de la scolarisation des enfants de maternelle », juge FO.

Le ministre de l’Education nationale dément toute « menace » sur la maternelle. À en croire Jean-Michel Blanquer, « c’est tout le contraire qui se met en place, avec une attention particulière » prêtée « au cours des prochaines années à la formation et aux taux d’encadrement».

Devoir d’« exemplarité » des enseignants

Selon l’article 1er du projet de loi, « par leur engagement et leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l’éducation ».

La liberté d’expression des enseignants dans l’espace public risque d’en pâtir, déplorent les opposants à cette disposition.

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