Piratage de données à Pôle emploi : 120 000 chômeurs concernés

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© Lagarto Film - iStock

Gare au hameçonnage ! Pôle emploi a été victime, le 10 juin dernier, d’une vaste opération de piratage de ses données et alerte donc ses usagers « face aux offres d’emploi frauduleuses et aux propositions d’actualisation de leur situation par e-mail, SMS ou sites externes à Pôle emploi ». Il semble que les identifiants, les mots de passe, les numéros de sécurité sociale, et les montants des indemnisations n’aient pas été piratés.

En revanche, c’est bien une base de données contenant les coordonnées - nom, prénom, âge, téléphone, adresse, mail -, ainsi que les diplômes ou les expériences professionnelles qui a été proposée sur le darknet pour 1000 dollars, selon Zataz, un site d’information spécialisé dans la délinquance informatique.

Un pirate au grand cœur !

Le média en ligne indique toutefois que le pirate, informé qu’il s’agissait d’un fichier de chômeurs, l’a retiré de la vente : « J’ai fait preuve d’empathie : je ne l’ai vendu à personne et je l’ai retiré de la vente (…). Dans une période aussi difficile, les institutions étatiques comme Pôle emploi sont d’une grande utilité pour la société, et j’ai décidé de ne pas ruiner leur réputation », aurait-il déclaré.

Les chômeurs français peuvent dormir paisiblement, personne ne leur volera leur identité

Une faille toujours présente

D’après les premiers éléments d’enquête, la fuite est due « à des agissements humains, mais, à ce stade, il n’est pas encore possible d’en déterminer l’origine », a expliqué à nos confrères du Parisien Jean Bassères, directeur général de Pôle emploi.

« On a été alerté du piratage dans la nuit de vendredi à samedi, date à laquelle la mise à jour informatique du logiciel de Pôle emploi est effectuée, donc à un moment de fragilité informatique », a confié au Parisien un responsable de la CGT chômeurs, qui indique avoir déjà prévenu la direction, en mars, de cette faille informatique, ainsi que d'une autre utilisée par les hackeurs.

Reste que, comme l’indique Zataz, « en attendant, les données sont sur un disque dur quelque part dans le monde. Au pire, déjà dans d’autres mains ». Il n’y a plus qu’à espérer que cette faille exploitée semble-t-il par un professionnel du marketing malveillant, ne soit pas revendue à des pirates moins altruistes…

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