Piratage : bientôt un site pour aider les victimes

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Le site permettra de trouver un prestataire informatique de proximité pour une assitance technique.
Le site permettra de trouver un prestataire informatique de proximité pour une assitance technique. Le site permettra de trouver un prestataire informatique de proximité pour une assitance technique.

Axelle Lemaire, la secrétaire d’Etat chargée du numérique, a annoncé le 25 janvier dernier le lancement d’ici deux mois d’une plateforme de lutte contre la cybercriminalité. Baptisé « Acyma », pour Actions contre la cyber-malveillance, ce nouveau dispositif aidera les citoyens, les PME et les collectivités territoriales en cas de piratage ou d’intrusion dans leurs systèmes informatiques.

De plus en plus de particuliers et d’entreprises sont victimes de piratage. En 2015, les signalements de cyber-attaques auprès de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) ont bondi de 50 %. Certaines PME ont dû « mettre la clé sous la porte suite à des attaques informatiques », explique l’Ansii.

Les hackers n’infiltrent plus seulement les ordinateurs mais tous les objets connectés (téléphone portable, tablette, caméra). En 2016, les attaques via des logiciels rançonneurs ou ransomwares, qui empêchent l’utilisateur d’accéder à ses fichiers tant qu’il n’a pas réglé une rançon, se sont multipliées.

Le site informera les victimes et apportera une aide concrète

Le gouvernement a donc décidé de porter assistance aux usagers d’Internet. La plateforme numérique informera le grand public par le biais de campagnes de prévention et de sensibilisation à la sécurité numérique qui seront semblables à celles de la prévention routière. Un guide de bonnes pratiques à l’adresse des PME est déjà disponible sur le site de l’Anssi.

Surtout, elle aidera à identifier le type d’agression subie (virus, logiciel, vol de données, détournement de site Internet) et à trouver unprestataire informatique de proximité pour une assistance technique. Un formulaire pour déposer plainte sera également disponible.

A noter, pour être répertoriés sur le site, les prestataires devront signer une charte. Ils décriront les missions proposées (supprimer un logiciel malveillant, réinstaller un système d’exploitation, etc) et le public visé.

Les Hauts-de-France, région test

Piloté par le ministère de l’Intérieur et l’Anssi, la plateforme sera lancée sous la forme d’un groupement d’intérêt public (GIP) et sera dotée d’un budget initial d’environ un million d’euros. Elle sera d’abord mise en place d’ici deux mois dans la région des Hauts-de-France pour une phase pilote avant d’être élargie au reste du territoire avant la fin de l’année.

Par ailleurs, ce site servira d’observatoire du risque numérique. Actuellement, il n’y a pas de chiffres précis sur les attaques ni sur le type d’attaques dont sont victimes les particuliers et PME.

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