Permis de conduire : appel à la grève des inspecteurs demain

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Les trois syndicats d’inspecteurs et de délégués du permis de conduire se mobilisent demain pour protester contre une « privatisation du permis de conduire ».
Les trois syndicats d’inspecteurs et de délégués du permis de conduire se mobilisent demain pour protester contre une « privatisation du permis de conduire ». Les trois syndicats d’inspecteurs et de délégués du permis de conduire se mobilisent demain pour protester contre une « privatisation du permis de conduire ».

Mardi 15 mars ne sera pas une bonne date pour passer son permis de conduire. Un appel à la grève des inspecteurs et des délégués du permis de conduire a été lancé pour demain.

Les trois syndicats d’inspecteurs et de délégués du permis de conduire (Snica-FO, Unsa-Saneer et SNPTAS-CGT) se mobilisent demain pour protester contre une « privatisation du permis de conduire ». Ils estiment que la réforme de l’examen est dangereuse pour la profession et les candidats.

Rassemblement prévu également jeudi

Si pour la Snica-FO et l’Unsa-Saneer, la grève est reconductible, la SNPTAS-CGT n’appelle qu’à 24 heures de mouvement. Un rassemblement est prévu jeudi devant la délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR), à Paris.

En effet, dans le cadre de la réforme du permis de conduire, l’exécutif a notamment confié la surveillance de l’examen du code à un prestataire extérieur. Le but : faire en sorte que les inspecteurs puissent se consacrer au passage de l’examen pratique et que les délais de passage se raccourcissent.

Cette « externalisation » prévue pour septembre serait financée par les contributions de 30 euros des candidats à chaque passage.

Lutte contre la privatisation de l’examen

Dans son communiqué, le Snica-FO regrette que « la réforme initiée en juin 2014 continue à détruire méthodiquement le service public ». « La privatisation de l’examen du code de la route, c’est, dès demain, un examen de code payant pour une jeunesse désargentée » s’est indigné le syndicat.

D’autant que pour Laurent Deville, avec la réforme l’examen a été durci avec de nouvelles questions et des vidéos. « La DSCR (délégation à la sécurité et à la circulation routière NDLR) nous a dit qu’elle s’attendait à plus d’échecs. Plus d’échecs veut dire plus de repassages et plus de bénéfices pour les prestataires ».

Les syndicats réclament également plus de contrôles des auto-écoles et des centres de récupération de points. « Le service public doit être le garant de la fiabilité de la formation » a affirmé Laurent Deville, secrétaire général adjoint du Snica-FO.

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