Payer ses courses au supermarché en tickets-restaurant devient plus compliqué

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Beaucoup de salariés gardent leurs tickets-resto pour leurs courses personnelles.

Vous aviez l’habitude de payer une partie de vos courses en tickets-restaurant ? d’acheter un sandwich, une boisson et de compléter votre panier par des biscuits apéritifs, du coton pour ensuite payer le tout avec ces chèques papiers ? Les supermarchés l’acceptaient. Désormais, ce n’est plus possible.

Le principe des tickets-restaurant est simple : payés à 50 % par l’employé et 50 % par l’employeur, ils permettent de payer son déjeuner, chaque titre ayant une valeur moyenne de 7,50 euros. Près de 4 millions de salariés en ont, soit 20 % de la population active. Mais beaucoup ne les utilisent pas pour payer leur repas de midi et les gardent pour leurs courses personnelles. En général, il suffit d’inclure un produit alimentaire pour payer l’ensemble des achats avec un ticket-resto.

Une liste de produits éligibles restreinte

L’Urssaf a considéré que les Français abusaient trop du système. La Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) et la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR) ont signé en avril un accord établissant une liste restrictive des produits éligibles. Seuls les plats préparés, les produits laitiers, les fruits, les légumes et les plats surgelés peuvent être achetés avec les tickets resto dans la limite de 19 euros maximum par jour.

Pour verrouiller cette liste, l’Urssaf a demandé aux enseignes des grandes et moyennes surfaces d’instaurer un nouveau système monétique. Depuis fin octobre, la plupart (hormis Auchan et Casino qui devraient instaurer les nouvelles règles d’ici la fin de l’année, et les commerces de proximité qui sont pour le moment exemptés) l’ont mis en place.

Une nouvelle présentation des tickets de caisse

Concrètement, lors du passage en caisse, les produits éligibles sont automatiquement reconnus et le ticket-restaurant (qu’il soit support papier ou dématérialisé) ne peut servir que pour eux. Sur le ticket de caisse apparaît « un sous-total des articles éligibles et la mention du montant payé au moyen du ticket-restaurant ».

Si l’Urssaf a souhaité restreindre leur usage, c’est parce qu’elle perdait chaque année plusieurs millions d’euros. En effet, l’entreprise ne paye pas de charges sur les tickets-restaurant, il s’agit d’un défraiement pour les repas des salariés. Sauf si ces derniers les utilisent pour acheter autre chose avec, ils se transforment alors en complément de salaire.

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