Parmi les auto-entrepreneurs qui concrétisent leur projet, 54 % en font leur activité principale

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En 2014, le régime de l’auto-entrepreneur a séduit la moitié des créateurs d’entreprise, avec 283 500 immatriculations.

Son succès s’est atténué en 2015 (43 % des créations de l’année) après sa requalification en micro-entrepreneur ; il était déjà moindre en 2014 qu’à sa mise en place en 2009, où le régime représentait 55 % des créations d’entreprises (et jusqu’à 58 % à son apogée en 2010) », analyse l’Insee.

Les trois secteurs les plus attractifs demeurent :

  • le commerce ;
  • les activités spécialisées, scientifiques et techniques (notamment le conseil pour les affaires et la gestion) ;
  • et la construction.

En 2014, seuls 60 % des auto-entrepreneurs immatriculés au premier semestre démarrent une activité économique avant la fin de l’année.

Un chiffre d'affaires variable selon les activités

Les chances de dégager un premier chiffre d’affaires varient selon les activités.

Ainsi, le taux de démarrage est plus élevé dans :

  • la santé humaine et l’action sociale (77 %) ;
  • l’enseignement (74 %) ;
  • et l’industrie (67 %).

À l’inverse, il descend :

  • à 48 % dans le commerce ;
  • et à 58 % dans la construction.

Surtout en province

Tous secteurs d’activité confondus, les chances de débuter une activité sont plus grandes en province (61 %) qu’en Île-de-France (55 %).

L’écart est très net dans certaines activités comme :

  • le commerce (12 points) ;
  • la construction ;
  • ou l’enseignement (7 à 8 points).

En revanche, il est peu marqué dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques ou la santé humaine et l’action sociale.

Une activité principale pour 54 % d'entre eux

Parmi les auto-entrepreneurs ayant démarré leur activité en 2014, 54 % en font leur activité principale. Ils sont surtout présents dans :

  • le commerce (19 %) ;
  • les activités spécialisées, scientifiques et techniques (17 %) ;
  • la construction (16 %).

Une activité de complément dans d'autres secteurs

La répartition par secteur des auto-entrepreneurs exerçant en activité de complément est très différente.

Elle est en effet dominée par les activités spécialisées, scientifiques et techniques (22 %), loin devant le commerce (13 %), la construction ou l’enseignement (9 %) », détaille l’Insee.

Surtout des salariés et des chômeurs

À l’inscription en 2014, les auto-entrepreneurs sont essentiellement des salariés du privé (38%) et des chômeurs (28 %), loin devant les personnes sans activité professionnelle (15 % dont 5 % de retraités).

Un investissement initial faible, voire nul

À leur immatriculation en 2014, 50 % des auto-entrepreneurs n’ont rien investi pour monter leur projet.

Les auto-entrepreneurs en activité principale engagent davantage de moyens financiers que pour une activité de complément : en 2014, 4 000 € contre seulement 7 % des seconds. Inversement, seuls 39 % des premiers avaient un capital nul contre 55 % des seconds, indique l’Insee.

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