Obligation de formation jusqu’à 18 ans : comment seront aidés les décrocheurs ?

Sans relever l’âge maximal de l’instruction obligatoire, le gouvernement compte améliorer l’accompagnement des jeunes sans emploi et en situation de décrochage scolaire.
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Les jeunes décrocheurs pourront bénéficier d’une formation.
Les jeunes décrocheurs pourront bénéficier d’une formation.

La réforme figure dans le plan pauvreté annoncé le 13 septembre par Emmanuel Macron. À partir de 2020, les jeunes de moins de 18 ans sans emploi et en situation de décrochage scolaire seront tenus d’une « obligation de formation », a déclaré le président de la République.

L’exécutif ne compte pas relever l’âge maximal de l’instruction obligatoire, fixé à 16 ans depuis 1959, mais améliorer l’accompagnement des décrocheurs.

Le ministère des Solidarités et de la santé explique, dans son dossier de présentation consacré à la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, comment les différentes étapes de prise en charge du décrochage scolaire vont être renforcées.

Signalement

Les élèves décrocheurs seront signalés en continu par les établissements scolaires auprès de l’Education nationale, contre 2 fois par an actuellement.

Repérage

La plateforme de lutte contre le décrochage scolaire doit aujourd’hui prendre contact avec les décrocheurs.

Dans le cadre de la réforme, les jeunes seront convoqués à une réunion d’information à la mission locale.

Plus de 100 millions € doivent financer les mesures de repérage.

Proposition de solution

Le « droit au retour en formation » et le « droit à la formation » dont disposent les jeunes sont « insuffisamment mobilisés », estime le ministère des Solidarités

Aussi, les pouvoirs publics auront l’« obligation de proposer une solution de scolarisation, de formation ou encore un parcours d’accompagnement vers l’emploi ».

« Soixante mille jeunes chaque année se retrouvent hors de tous les radars, ni à l’école, ni en l’emploi, et deviennent peu à peu des perdus de vue », a déploré le président de la République. Le ministère des Solidarités et de la santé évoque le niveau d’« environ 20 000 jeunes décrocheurs non accompagnés chaque année ».

L’absence de diplôme et de qualification est une cause importante de chômage.

df
Timour Aggiouri
Publié le