Manger mieux : de nouvelles étiquettes pour l'alimentation

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Les consommateurs connaîtront mieux la composition des produits.

Valeur énergétique, acides gras, quantité de sel ou de sucre, depuis mardi 13 décembre, les étiquettes des denrées alimentaires pré-emballées doivent comporter de nouvelles indications. C’est le règlement européen concernant l’information du consommateur sur l’alimentation dit INCO qui l’a rendu obligatoire.

Désormais, lorsqu’ils choisissent un produit, les consommateurs pourront connaître sa valeur énergétique, les quantités de lipides, d’acides gras saturés, de glucides, de sucre, de protéines et de sel qu’il contient. Cette transparence sur la composition des produits doit les aider à choisir une alimentation plus saine.

Le même tableau lisible dans tous les pays européens

Les différentes mentions doivent apparaître dans un tableau lisible placé sur l’emballage. Tous les pays européens ont le même. Les industries alimentaires pourront si elles le souhaitent donner des informations supplémentaires comme les vitamines et les minéraux. Mais elles ne peuvent pas être ajoutées au détriment de l’espace réservé aux informations obligatoires. Ces dernières peuvent être répétées sur « la face avant de l’emballage afin de permettre un choix plus rapide pour le consommateur », précise dans un communiqué le ministère de l’Economie.

Les substances allergènes doivent être mises en évidence dans la liste des ingrédients, « par l’utilisation de caractères gras ou italiques par exemple ». Cette obligation s’applique également aux produits non préemballés. Le texte renforce par ailleurs l’indication obligatoire de l’origine de certaines denrées alimentaires : viande, miel, huile d’olive, fruits et légumes frais.

Certaines catégories d’aliments sont exemptées de cette obligation d’étiquetage :

  • les aliments non transformés ne comportant qu’un seul ingrédient ou une seule catégorie d’ingrédient ;
  • les infusions de plantes ou de fruits, le thé ;
  • les denrées alimentaires conditionnées dans des emballages ou des récipients dont la face la plus grande a une surface inférieure à 25 cm2.

Quatre logos testés pendant dix semaines

Mais décoder ces nouvelles étiquettes ne sera pas aisé pour tout le monde. Certains consommateurs souhaitent un système plus simple. Le ministère de la Santé a ainsi lancé, du 26 septembre dernier au 4 décembre, une expérimentation dans soixante supermarchés de France. Quatre logos nutritionnels graphiques ont été testés dans quatre rayons : traiteur frais, viennoiseries industrielles, pains et pâtisseries industriels, plats cuisinés en conserve. Parmi eux, Nutri-Score, qui comporte 5 couleurs de la meilleure (vert) à la pire (rouge) qualité nutritionnelle, est soutenu par les associations de consommateurs telle UFC-Que choisir.

Les résultats, attendus fin janvier, seront transmis à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses). Elle remettra ensuite un avis au ministère de la Santé, qui tranchera. Le logo retenu sera facultatif, la réglementation européenne ne permettant pas d’imposer un tel étiquetage. Il complétera l’étiquette obligatoire, sur la face avant de l’emballage. Sa mise en œuvre est prévue pour le premier semestre 2017.

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