Mais combien coûtent les anciens présidents de la République ?

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Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy en mars 2010, au Conseil constitutionnel.
Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy en mars 2010, au Conseil constitutionnel. Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy en mars 2010, au Conseil constitutionnel.

Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy : la prise en charge des ex-chefs de l’Etat occasionne autour de 10 millions € de dépenses. Un décret paru mercredi 5 octobre au Journal officiel limite leurs avantages.

Ils étaient jusque-là détaillés dans une lettre (à télécharger ici), adressée en 1985 à Valéry Giscard d’Estaing par Laurent Fabius, alors Premier ministre.

D’après ce document, les anciens locataires de l’Elysée ont droit notamment à :

  • sept collaborateurs permanents,
  • un appartement de fonction meublé et équipé où sont affectés deux personnels de maison,
  • une voiture de fonction avec deux chauffeurs,
  • la gratuité des transports aériens et ferroviaires en première classe.

Les estimations

La prise en charge des « ex » coûte 10,3 millions € par an, selon un rapport confidentiel remis en 2014 par le premier président de la Cour des comptes et le vice-président du Conseil d’Etat à l’actuel titulaire du poste, François Hollande.

Les deux magistrats recommandaient une réduction des avantages, dans ce document dévoilé en septembre dernier par le site d’informations Mediapart.

Le député René Dosière évalue les dépenses à 9,6 millions €. « Valery Giscard d’Estaing reste le plus couteux : 3,9 millions €, suivi de Nicolas Sarkozy, 3,3 millions €. Jacques Chirac est l’ancien président qui coûte le moins, 2,4 millions », précisait cet élu dans un article publié en avril dernier sur son blog.

Le décret vise à réduire les dépenses. Durant les cinq ans qui suivent la cessation de leurs fonctions, les ex-chefs de l’Etat disposent de sept collaborateurs permanents, prévoit ce texte.

Une fois cette période terminée, le nombre de collaborateurs est limité à trois pendant cinq ans.

Une entrée en vigueur en… 2021 pour les prédécesseurs de François Hollande

Mais le premier délai commence à courir cinq ans après l’entrée en vigueur du décret, soit… le 6 octobre 2021, pour les prédécesseurs de François Hollande.

Pour ce dernier et ses successeurs, le délai débutera dès la fin de leur mandat.

Les ex-présidents disposent de locaux « meublés et équipés, dont le loyer, les charges et les frais généraux sont pris en charge », précise le décret.

Dans le cadre de « leurs activités d’anciens » chefs de l’Etat, ils « bénéficient […] de la prise en charge des frais de réception ainsi que des frais de déplacement, pour eux-mêmes et un collaborateur ».

Trois privilèges disparaissent : les personnels de maison, la voiture de fonction et les transports gratuits.

Versée à vie aux ex-locataires de l’Elysée, la dotation de 65 000 € brut par an est maintenue.

Comme l’a reconnu René Dosière sur les ondes de franceinfo, le rabotage ainsi réalisé est « symbolique », les dépenses totales de l’Etat avoisisant 390 milliards €.

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