Magasins de meubles : attention aux étiquettes mensongères !

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Les anomalies sont toujours nombreuses dans le secteur de l’ameublement.
Les anomalies sont toujours nombreuses dans le secteur de l’ameublement. Les anomalies sont toujours nombreuses dans le secteur de l’ameublement.

Au moins une anomalie dans un établissement contrôlé sur deux. C’est le constat dressé par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans sa dernière enquête* sur le secteur de l’ameublement dont les résultats ont été publiés vendredi 5 avril.

Les contrôles ont été effectués dans 370 établissements : près de la moitié dans des magasins sédentaires, plus d’un tiers dans des magasins installés en bail précaire avec démarchage téléphonique, des ventes au déballage, sur les foires, les salons et les marchés et le reste auprès d’importateurs, grossistes, fabricants et sièges sociaux de société.

Défauts d’étiquetage, d’information, de prix

Les enquêteurs ont mis en évidence des défauts d’étiquetage et notamment des étiquettes ne détaillant pas suffisamment les caractéristiques des produits ou comportant les mentions « simili cuir » ou « façon cuir », pourtant interdites. Pour les articles imitant le cuir, les professionnels doivent, en principe, préciser s’il s’agit de matériaux synthétiques, textiles ou autres matériaux.

Ont également été relevés des défauts concernant l’information délivrée au consommateur comme par exemple le non-respect de la réglementation européenne sur l’utilisation des substances biocides, produits utilisés pour éliminer les bactéries. Lorsqu’un article a été traité avec ce type de substances, l’étiquette doit le mentionner. Or, souvent ce n’est pas le cas.

L’enquête fait aussi mention de fausses promotions, de clauses abusives dans les conditions générales de vente ou encore des manquements concernant la sécurité de certains produits réglementés, tels les lits superposés.

Les expositions-ventes sont très surveillées

Le taux d’anomalie est plus élevé dans les ventes dites « non sédentaires » que sédentaires : 57 % contre 48 %. Les enquêteurs ont identifié des opérateurs (magasins éphémères recourant au démarchage téléphonique ou expositions-ventes dans des hôtels-restaurants avec invitation à déjeuner), isolés ou fonctionnant en réseau, ayant volontairement recours à des méthodes de commercialisation déloyales. Celles-ci reposent sur « des présentations susceptibles d’induire le consommateur en erreur, notamment sur la qualité des produits, les conditions de vente, les délais de livraison, les garanties et des offres en apparence alléchantes (promesses de cadeaux ou de gains divers, forts rabais sur les prix affichés) mais qui s’avèrent être des leurres pour rendre les ventes plus attractives », explique la DGCCRF. Dès lors qu’ils sont détectés, ces vendeurs font l’objet de contrôles.

L’enquête a abouti à 117 avertissements, 32 injonctions, 15 procès-verbaux administratifs et 28 procès-verbaux pénaux.

* Cliquez ici pour retrouver l’enquête de la DGCCRF sur le secteur de l’ameublement.

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