Lutte contre l’homophobie : les mesures du gouvernement

Possibilité de porter plainte en ligne, mise en place de référents LGBT dans les commissariats et groupements de gendarmerie… Le gouvernement fait des propositions pour lutter contre l’homophobie.

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En 2017, les violences homophobes ont augmenté de 15 % par rapport à 2016.
En 2017, les violences homophobes ont augmenté de 15 % par rapport à 2016.

Face à la multiplication des témoignages de victimes de violences homophobes sur les réseaux sociaux ces dernières semaines, le gouvernement a décidé de réagir. Mardi dernier, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et la secrétaire d’Etat en charge de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa, se sont rendus dans les locaux de l’association SOS Homophobie et ont présenté plusieurs propositions.

Selon le dernier rapport de l’association portant sur l’année 2017, les violences homophobes sont en hausse de 15 %. 139 cas ont été recensés en 2017, contre 121 en 2016, soit une agression tous les trois jours. Le ministre de l’Intérieur affirme, pour sa part, que « les violences physiques et sexuelles à caractère homophobe ou transphobe » sont en augmentation de 15 % depuis le début de l’année 2018, avec « 262 faits constatés ».

Des référents LGBT dans les commissariats

En réponse à cette vague de violences, Christophe Castaner a annoncé le doublement des effectifs de la cellule « haine discrimination » de la plateforme Pharos qui permet de signaler les contenus et comportements illicites sur Internet. Il souhaite également la mise en place de référents LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transexuels) dans les commissariats et groupements de gendarmerie.

Recours au référé civil pour bloquer les sites haineux

De son côté, la garde des Sceaux a évoqué la future possibilité de déposer plainte en ligne, l’amélioration de la formation des magistrats, le développement des référés civils pour bloquer les sites diffusant des contenus haineux sur Internet et « des ordonnances pénales qui permettent de réagir beaucoup plus rapidement », selon les propos rapportés par Reuters.

Une feuille de route d’ici la fin de l’année

Ces annonces n’ont pas totalement convaincu les associations LGBT. « On attend un peu plus de concret que ça », a déclaré sur Franceinfo.fr, Mickael Bucheron, le président de FLAG, l’association des policiers et gendarmes LGBT.

D’ici la fin de l’année, le gouvernement devrait proposer une feuille de route plus détaillée et tenant compte des propositions des associations. SOS Homophobie réclame une campagne nationale de sensibilisation sur l’homophobie et ses conséquences sur les victimes, une formation initiale obligatoire des enseignants du secondaire, des magistrats, des policiers et gendarmes ainsi que l’augmentation du budget dédié à la lutte contre lahaine anti-LGBT.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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