Lutte contre les violences à l’école : ce que propose Blanquer

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Les enseignants devront pouvoir signaler les incidents dans un registre papier ou numérique.

Après l’émotion suscitée par l’agression d’une professeure, braquée par un élève avec une arme factice, au lycée Edouard-Branly à Créteil (Val-de-Marne) et la vague de témoignages d’enseignants sur les violences scolaires sur Twitter sous le hashtag #PasDeVague, le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a dévoilé son plan d’actions pour la protection de l’école.

Il a détaillé uniquement les mesures relevant de la seule rue de Grenelle qui pourront être mises en place ou renforcées dès la rentrée des vacances de la Toussaint. Celles impliquant plusieurs ministères (Education, Justice, Intérieur) et les collectivités locales seront présentées d’ici le 15 décembre. Elles porteront sur la sécurisation des abords des établissements, la responsabilisation des familles et la mise en place de structures conçues pour les élèves les plus difficiles.

Un registre pour signaler les incidents

Afin que chaque incident soit signalé par les professeurs et traité, chaque collège et lycée doit avoir un registre papier ou numérique. Ce cahier doit permettre de faire un bilan annuel des incidents et des sanctions, qui sera présenté en conseil d’administration.

Un accompagnement systématique des enseignants agressés

En cas d’agression, l’enseignant devra bénéficier systématiquement d’un accompagnement juridique et psychologique, y compris physiquement en cas de dépôt de plainte au commissariat. Le ministère annonce également le développement des « formations à l’exercice de l’autorité ».

Une grande enquête auprès des professeurs et des personnels sera, par ailleurs, menée afin de disposer, dans les prochains mois, d’un état des lieux précis des atteintes aux personnes.

Des conseils de discipline simplifiés

Alors que les chefs d’établissement ont tendance à hésiter à convoquer les conseils de discipline en raison de leur lourdeur administrative, le ministre a décidé de simplifier leur organisation. Ils pourront dorénavant se tenir avec 6 personnes et non plus 14 et le délai de convocation, de 8 jours actuellement, pourra être raccourci.

Des sanctions mieux ajustées en fonction des faits

Jean-Michel Blanquer souhaite que les sanctions – retenues, exclusion, responsabilisation – soient « mieux ajustées en fonction des faits ». Les mesures de responsabilisation (remise en état de peinture ou du matériel dégradé…), qui ne représentent qu’1 % des sanctions prononcées, devraient être davantage adoptées.

Une période probatoire après une exclusion

L’exclusion d’un élève sera systématiquement suivie d’une période probatoire d’un mois maximum, pendant laquelle l’adolescent aura un rendez-vous quotidien avec un membre de la hiérarchie scolaire pour faire un point sur son attitude, sa capacité à rattraper ses retards, etc.

Dans les établissements qui le nécessitent, un personnel de direction en charge de la sécurité sera nommé. Enfin, à la demande du chef d’établissement et de la communauté éducative, un policier ou un gendarme non armé pourra assurer une permanence si le contexte le nécessite.

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