Loi alimentation : un impact nul sur les prix des produits de grande consommation

Le relèvement de 10 % du seuil de revente à perte n’a pas eu d’impact sur les prix des produits de grande consommation, selon une étude du cabinet d’études Iri.

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Le relèvement de 10 % du seuil de revente à perte n’a pas eu d’impact sur les prix des produits de grande consommation.
Le relèvement de 10 % du seuil de revente à perte n’a pas eu d’impact sur les prix des produits de grande consommation.

Depuis le 1er février 2019, en application de la loi Alimentation, le seuil de revente à perte des denrées alimentaires a été relevé de 10 %. Lorsqu’une enseigne achète au producteur un produit 1 euro, elle doit désormais le revendre à minimum 1,10 euro. Contrairement à ce que certains craignaient, cette mesure n’a pas entraîné de hausse des prix de produits de grande consommation. C’est ce qu’affirme le cabinet Iri, spécialisé dans les panels de prix, dans une étude publiée jeudi 21 février. L’impact sur les prix a été « nul et indolore ».

Le cabinet Iri a comparé les prix des produits de grande consommation (PGC) vendus en grandes surfaces alimentaires (hors Lidl) entre la semaine du 7 au 13 janvier et celle du 4 au 10 février. L’étude inclut également des produits non concernés par la mesure (hygiène, droguerie, entretien).

> A LIRE : Pourquoi les prix des produits alimentaires vont augmenter

Le panier moyen de courses a augmenté de 10 centimes

L’inflation de 0,13 % sur les marques nationales (Nutella, Coca-Cola…) a été « compensée » par une déflation de 0,31 % des marques de distributeurs (MDD). Quant au panier moyen payé par le consommateur, son augmentation n’est que de 10 centimes. « A contenu strictement équivalent, il passe de 94,90 euros en janvier à 95 euros en février ». Ce résultat n’est « pas très étonnant », selon Juliette Favre, l’auteur de l’étude. Interrogée par l’AFP, elle explique que « plusieurs enseignes ont fait des efforts financiers tant sur leurs marques de distributeurs que plus généralement » pour compenser les hausses de prix sur les grandes marques.

Début février, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, avait chiffré à 80 centimes l’augmentation du panier moyen.

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df
Sarah Corbeel
Publié le

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