Limitation des vols intérieurs : quel est l’objectif ?

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Deux amendements au projet de loi d’orientation des mobilités visent à réduire le nombre de vols intérieurs.
Deux amendements au projet de loi d’orientation des mobilités visent à réduire le nombre de vols intérieurs. Deux amendements au projet de loi d’orientation des mobilités visent à réduire le nombre de vols intérieurs.

Des députés ont déposé fin mai à l’Assemblée nationale deux amendements au projet de loi d’orientation des mobilités pour réduire le nombre de vols intérieurs.

Selon l’un des textes, aucune ligne de transport aérien ne pourra être exploitée entre des villes desservies par le train « en une durée inférieure ou égale à 5 heures » : les Paris-Marseille seront interdits en avion, mais pas les Paris-Nice.

Le second amendement permet à l’autorité administrative de bannir ou de limiter les services de transport aérien entre des arrêts dont la liaison est assurée sans correspondance par un service régulier de transport ferroviaire. Une autre condition est posée : le trajet en train ne doit pas dépasser 2 heures 30 de plus que le trajet en avion.

Diminuer les émissions de CO2

L’objectif des promoteurs de ces dispositifs, dont les députés Delphine Batho (non-inscrite, ancienne ministre de l’Ecologie) et François Ruffin (La France insoumise), est de diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

Un Paris-Marseille en avion induit des émissions de dioxyde de carbone (CO2) à hauteur de 92,5 kilos par passager, montre le simulateur de la Direction de l’aviation civile.

Les émissions associées à un voyage en TGV entre les deux villes de France les plus peuplées sont beaucoup plus faibles : 2,071 kilos par passager, selon la SNCF.

Pour Pascal Ferri, économiste et géographe, une méthode de comptabilisation large doit être employée.

« Un calcul du coût complet en CO2 devrait intégrer les milliards de tonnes de béton utilisées pour construire les lignes à grande vitesse, autant que l’équipement de signalisation qui ne tombe pas du ciel ! », a estimé Pascal Ferri dans un article publié sur le site du quotidien Les Echos.

La crainte des compagnies aériennes

François de Rugy a exprimé lundi son opposition à toute remise en cause des vols intérieurs. « Ce n’est très sérieux », a déclaré le ministre de la Transition écologique et solidaire, interrogé par BFMTV/RMC. Les amendements ont de faibles chances d’être adoptés.

Mais les compagnies aériennes craignent l’essor de la honte de prendre l’avion, un phénomène né en Suède sous le nom de flygskam et qui fait son chemin en France.

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