Les tarifs réglementés de l’électricité risquent de bondir en mars

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Le prix de détail de l’électricité inclut diverses taxes.

Faut-il craindre une forte hausse de votre facture d’électricité en mars ? La Commission de régulation de l’énergie (CRE) affirme, dans une document publié mercredi 30 janvier, vouloir proposer le 7 février au gouvernement une augmentation des tarifs réglementés d’électricité pratiqués par EDF, à hauteur de :

  • 5,9 % toutes taxes comprises (TTC) pour le tarif bleu résidentiel ;
  • 5,9 % TTC pour le tarif bleu non résidentiel, applicable aux professionnels ayant une faible consommation.

Les abonnements du groupe peuvent reposer sur les tarifs réglementés ou sur des prix libres. Les autres opérateurs ne pratiquent que des prix libres.

« Le gouvernement dispose d’un délai de 3 mois pour s’opposer, le cas échéant, à la proposition de la CRE », précise cette autorité administrative indépendante, qui justifie sa recommandation par « la hausse des prix des énergies depuis janvier 2018 ».

La CRE rapporte avoir « communiqué les éléments détaillés d’explication du mouvement tarifaire envisagé à l’ensemble des acteurs (administration, fournisseurs) et aux associations de consommateurs avant leur audition », ce jeudi.

Différentes taxes

Pour limiter la progression des montants dus par les consommateurs, le gouvernement a la possibilité de diminuer la taxation pesant sur l’électricité, rappelle le quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France.

D’après la CRE, le prix de détail de cette énergie inclut en effet :

  • la contribution tarifaire d’acheminement (CTA) ;
  • la contribution au service public de l’électricité (CSPE) ;
  • les taxes sur la consommation finale d’électricité (TCFE) ;
  • la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

« La CSPE, qui représente 22,5 €/mégawatt-heure, soit environ 15 % de la facture TTC d’un client résidentiel, pourrait éventuellement constituer un levier pour modérer l’évolution tarifaire », estime l’autorité.

Comme le remarque Le Parisien/Aujourd’hui en France, si le gouvernement gèle les tarifs règlementés, le Conseil d’Etat est susceptible d’annuler cette décision, à la demande des fournisseurs concurrents d’EDF.

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