Les patrons de PME se sentent souvent isolés

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Les problèmes de trésorerie, la baisse de l’activité, la perte d’un gros client sont des facteurs de stress pour les dirigeants.

Etre à la tête d’une petite ou moyenne entreprise signifie souvent se sentir isolé. C’est ce que confirme la dernière enquête de Bpifrance « Vaincre les solitudes du dirigeant » publiée le 3 novembre. Sur les 2 400 dirigeants de PME et ETI (Entreprise de taille intermédiaire) qui y ont répondu, 45 % se sentent isolés dont 11 % très isolés.

Les problèmes de trésorerie, la baisse de l’activité, la perte d’un gros client sont des facteurs de stress qui « amplifient le sentiment de solitude des dirigeants ». Vulnérables, ils ont l’impression de ne pas être suivis par leurs équipes, de ne pas être compris des administrations. Ainsi, 3 dirigeants sur 4 souhaitent « être plus et/ou mieux entourés ».

Sept formes de solitude

Les deux principales causes à l’origine de ce sentiment sont : « la complexité de l’environnement économique (concurrence, conjoncture, réglementation) » et « l’exercice du pouvoir et des responsabilités ». Ces deux facteurs sont d’ailleurs liés puisque « la complexité et l’imprévisibilité de l’environnement rendent la prise de décision plus difficile ».

Les chefs d’entreprise citent également «le manque de reconnaissance sociale », « les préjugés à leurs égards », « les difficultés de recrutement » (86 % des PME et ETI sont concernées) et « le manque de soutien et de relais dans l’entreprise ».

Cependant, en dépit de causes communes, il n’existe pas « une » solitude mais « des » solitudes. L’étude en identifie sept : solitude dans la décision, statutaire (le dirigeant doit adopter « une façade sociale », masquer ses doutes), relationnelle (il ne dispose pas des « bonnes relations » pour réaliser son projet par exemple), professionnelle, situationnelle (dans les épreuves), existentielle et collective (manque de reconnaissance sociale).

Les actions pour la combattre

L’étude souligne tout de même que la solitude peut se combattre. Parmi les comportements et actions à mener pour lutter contre elle, on peut citer : « l’adhésion à des réseaux (45 % des réponses) », « le recours aux conseils externes (39 %) », « la participation à des foires et salons (32 %) » ou encore « l’activité syndicale (28 %) ».

« À un niveau individuel, rompre son isolement repose avant tout sur une volonté personnelle », juge l’étude. Les dirigeants doivent accepter de « partager le pouvoir (le capital et la décision) », « savoir s’entourer (mise en place d’organes de gouvernance) ou bien « développer un management plus collaboratif ».

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