Les histoires d’amour commencent rarement en ligne

Les sites de rencontres sont rarement à l’origine de relations durables, selon l’Institut national d’études démographiques.

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Lorsque les échanges en ligne donnent lieu à des relations durables, il s’agit davantage de remises en couple que de premières unions.
Lorsque les échanges en ligne donnent lieu à des relations durables, il s’agit davantage de remises en couple que de premières unions. Lorsque les échanges en ligne donnent lieu à des relations durables, il s’agit davantage de remises en couple que de premières unions.

Les sites de rencontres ont beau être en plein essor, ils aboutissent rarement à des relations durables. C’est l’un des enseignements d’une enquête publiée mercredi 10 février par l’Institut national d’études démographiques (Ined) sur ces plateformes.

« Parmi les personnes ayant rencontré leur partenaire actuel entre 2005 et 2013, moins de 9 % l’ont connu via ce type de service », écrit l’auteur du document*.

Ces plateformes arrivent en cinquième position dans le classement « des contextes de rencontre, derrière le lieu de travail, les soirées entre amis, les lieux publics et l’espace domestique (chez soi ou chez d’autres) ». Mais ce palmarès ne vaut que pour les rencontres entre les femmes et les hommes. Pour les homosexuels, les sites constituent « le moyen principal » de trouver un conjoint.

Sur l’ensemble des personnes interrogées, « 2 % déclarent avoir rencontré leur conjoint actuel via ces sites, mais 7 % disent avoir connu des relations moins importantes par ce biais, de nature amoureuse et/ou sexuelle ».

« 16 % à 18 % des 18-65 ans se seraient déjà inscrits » sur les sites de rencontres. La surreprésentation des cadres et des professions intellectuelles supérieures par rapport aux ouvriers a diminué entre 2006 et 2013, signe d’« unedémocratisation » de l’usage de ces plateformes.

Des remises en couple plutôt que des premières unions

Lorsque les échanges en ligne donnent lieu à des relations durables, il s’agit davantage de remises en couple que de premières unions.

« Entre 2005 et 2013, seules 5 % des premières unions proviennent des sites, alors que c’est le cas de 10 % des unions ultérieures », remarque l’auteur.

* Elle s’appuie notamment sur une enquête menée en 2013-2014 par l’Ined et l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) concernant « la vie affective des Français ». « 7 825 personnes âgées de 26 à 65 ans » y ont répondu.

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