Les géants d’Internet poussés à plus de clarté

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Les plateformes numériques devront délivrer une information claire et transparente aux internautes.
Les plateformes numériques devront délivrer une information claire et transparente aux internautes. Les plateformes numériques devront délivrer une information claire et transparente aux internautes.

Airbnb, Booking, La Fourchette, TripAdvisor, Google, Facebook… Toutes les plateformes numériques auront désormais une obligation de loyauté vis-à-vis des utilisateurs. Un décret publié jeudi 5 octobre au Journal officiel en application de la loi pour une République numérique du 7 octobre 2016 précise les modalités qu’elles devront appliquer à compter du 1er janvier 2018 pour délivrer une information loyale, claire et transparente aux consommateurs.

Le décret englobe les plateformes qui valorisent des contenus, des biens ou des services proposés par des tiers, tels que les moteurs de recherche, les comparateurs de prix, les marketplaces, les plateformes collaboratives, les réseaux sociaux, les sites de réservation ou encore les sites de streaming.

Des critères de classement transparents

Elles devront préciser dans une rubrique spécifique les modalités de« référencement, de déréférencement et de classement »des contenus et des offres des professionnels. Cette rubrique devra être directement accessible à partir de toutes les pages du site.

Les plateformes devront indiquer si une relation contractuelle, un lien capitalistique ou une rémunération a influencé l’ordre de présentation des contenus. En clair, vous saurez par exemple si un hôtel ou un restaurant a payé pour être bien classé. Cette information devra apparaître à proximité de l’offre.

La chasse aux faux profils sur Airbnb

Par ailleurs, sur les places de marchés tels PriceMinister et les sites d’économie collaborative comme Airbnb, les clients devront pouvoir connaître la qualité du vendeur ou de l’annonceur (professionnel ou non), le montant des frais de mise en relation facturés par la plateforme, l’existence ou non d’un droit de rétractation et d’une garantie légale de conformité, ou encore les modalités de règlements de litiges. Des informations essentielles « qui ne sont pas toujours facilement accessibles à ce jour », juge le ministère de l’Economie dans un communiqué.

De son côté, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) se réjouit de ces nouvelles obligations. En demandant aux plateformes de mise en relation des locations meublées de préciser pour chaque offre si elle émane d’un professionnel ou d’un particulier, cela permettra de faire la chasse aux multipropriétaires qui se cachent sous de faux profils de particuliers. L’Umih cite ainsi une certaine Anne-Sophie, 22 ans, aimant la mode et les voyages, qui proposait en 2015 à la location 117 appartements.

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