Les écoles primaires pourront revenir à la semaine de quatre jours

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Jean-Michel Blanquer, à l’Elysée le 24 mai.

Les opposants à la semaine de quatre jours et demi au primaire peuvent être satisfaits. Un décret publié mercredi 28 juin au Journal officiel, permet aux écoles maternelles et élémentaires publiques de revenir à la semaine de quatre jours. La réforme, portée par le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, pourra concerner les élèves dès la prochaine rentrée de l’année 2017-2018.

La décision d’adapter l’application de la semaine de quatre jours et demi appartient à un haut fonctionnaire, le directeur académique des services de l’éducation nationale, qui agit par délégation du recteur d’académie.

Le directeur académique doit être saisi « d’une proposition conjointe d’une commune ou d’un établissement public de coopération intercommunale et d’un ou plusieurs conseils d’école ». Le conseil d’école prend les grandes décisions dans la vie de l’établissement. Il est présidé par le directeur de l’école.

Les adaptations prévues

Les adaptations peuvent prendre la forme de dérogations :

  • à la semaine de neuf demi-journées ;
  • à l’organisation des enseignements les lundi, mardi, jeudi et vendredi et le mercredi matin, à raison de cinq heures trente maximum par jour ;
  • à la répartition de l’année en trente-six semaines au moins et en cinq périodes de travail.

Des limites fixées

Mais ces dérogations ne peuvent avoir pour conséquence :

  • de répartir les enseignements sur moins de huit demi-journées par semaine,
  • ni d’organiser les heures d’enseignement sur plus de vingt-quatre heures hebdomadaires, ni sur plus de six heures par jour et trois heures trente par demi-journée,
  • ni de réduire ou d’augmenter sur une année scolaire le nombre d’heures d’enseignement ni de modifier leur répartition.

Une seule exception peut aussi s’appliquer. Elle concerne l’organisation des enseignements les lundi, mardi, jeudi et vendredi et le mercredi matin.

Les précédentes réformes des rythmes scolaires

Mise en œuvre à partir de la rentrée 2013 par Vincent Peillon, alors ministre de l’Education nationale, la réforme des rythmes scolaires a instauré des temps périscolaires et réintroduit une demi-journée de classe supplémentaire (le mercredi ou, plus rarement, le samedi matin).

Un décret du 7 mai 2014 a ouvert la possibilité d’adaptations, sans conduire à organiser « les enseignements sur moins de huit demi-journées par semaine, comprenant au moins cinq matinées ».

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