Les clichés sur le viol sont encore répandus

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19 % des sondés estiment qu’une réponse négative d’une femme à une proposition de rapport sexuel signifie « Oui ».
19 % des sondés estiment qu’une réponse négative d’une femme à une proposition de rapport sexuel signifie « Oui ». 19 % des sondés estiment qu’une réponse négative d’une femme à une proposition de rapport sexuel signifie « Oui ».

Les stéréotypes sur le viol sont ancrés en France, révèle un sondage réalisé par Ipsos pour l’association Mémoire traumatique et victimologie*. Cette enquête est présentée mercredi 2 mars au Conseil économique, social et environnemental (Cese), six jours avant la Journée internationale de la femme.

21 % des personnes interrogées se disent d’accord avec la phrase : « Lors d’une relation sexuelle, les femmes peuvent prendre du plaisir à être forcées. »

19 % des sondés estiment qu’une réponse négative d’une femme à une proposition de rapport sexuel signifie « Oui ».

Pour 66 % des personnes interrogées, « les hommes ont une sexualité plus ‘‘simple’’ que les femmes », écrit l’association. Une majorité de sondés (63 %) considèrent « qu’il leur est plus difficile de maîtriser leur désir sexuel ».

Une « ‘‘culture du viol’’ »

En résumé, la « ‘‘culture du viol’’ » est loin d’avoir disparu. Elle véhicule un ensemble de « mythes » sexistes où « la victime est considérée comme coupable d’avoir menti, d’avoir provoqué le viol ou d’y avoir en fait consenti ».

Cette culture a des « conséquences dramatiques ». En France, rappelle Mémoire traumatique et victimologie, « une femme sur six et un homme sur vingt déclarent avoir subi des viols ou des tentatives de viol au cours de leur vie », mais « seules 10 % des victimes portent plainte ».

Le sondage polémique de « Plus belle la vie »

La persistance de clichés a été illustrée par la publication récente d’un sondage polémique sur le compte Twitter officiel de « Plus belle la vie ». Le compte demandait aux internautes leur point de vue sur une scène de viol diffusée le 25 février dans le feuilleton à succès de France 3. Parmi trois réponses à choisir, il proposait : « Ce n’est pas un viol » ou encore la jeune femme victime « l’avait bien cherché ».

Le viol est un crime « puni de quinze ans de réclusion », d’après l’article 222-23 du Code pénal, qui le définit comme tout « acte de pénétration sexuelle, de quelque nature que ce soit, commis […] par violence, contrainte, menace ou surprise ».

* L’enquête a été menée en ligne du 25 novembre au 2 décembre 2015, selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon représentatif de la population française de 1 001 personnes de 18 ans et plus.

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