Les cabines téléphoniques, c’est bientôt fini

En 2018, les cabines téléphoniques auront quasiment toutes disparu du paysage urbain français. Seules 350 seront maintenues dans les zones sans aucun réseau mobile.

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La France ne comptera plus que 350 cabines téléphoniques en 2018.
La France ne comptera plus que 350 cabines téléphoniques en 2018.

Depuis le développement du téléphone portable, le nombre decabines téléphoniques sur la voie publique diminue. De 300 000 en 1997, il est passé à moins de 15 000 vingt ans plus tard. Et la loi Macron pour la croissance de 2015, en abrogeant l’obligation pour Orange (ex-France Télécom) de les entretenir, a accéléré leur désinstallation.

« Début décembre, il en restait encore environ 3 000 sur tout le territoire, il en restera un peu plus de 1 000 au 1er janvier 2018, principalement du fait des retards de dé-raccordement électrique », précise l'opérateur. Et le chiffre tombera à 350 cabines courant 2018. Elles seront uniquement maintenues dans leszones blanches (zones où le réseau mobile est inexistant), le temps que le réseau mobile vienne y prendre le relais.

Il faut dire qu’une très grande majorité de cabines n’avait plus aucun trafic. « En 2016, le trafic des cabines téléphoniques représentait moins de 0,7 % de celui constaté en 2000 », relève-t-on au ministère de la Cohésion du territoire. L’an passé, le temps moyen d’utilisation était de moins d’une minute par cabine et par jour, contre plus d’une heure en 1998, selon les données d’Orange et de l’Autorité de régulation des télécoms. Surtout, leur maintien représente un budget de 10 millions d’euros par an pour Orange.

Des communes leur donnent une seconde vie

A Paris, la dernière a été démontée en juin dernier dans l’indifférence générale. Dans les petites communes, les réactions sont parfois plus contrastées. Certaines cabines connaissent ainsi une seconde vie. Des mairies ont par exemple demandé à Orange de les leur céder pour en faire des « boîtes à livres », des mini-bibliothèques toujours ouvertes. Il y en aurait environ 1 257 sur tout le territoire.

Par ailleurs, un accord national a été passé avec Veolia, société experte en valorisation des déchets, pour qu’elle se charge d’enlever les cabines déconnectées et de recycler le verre et l’aluminium.

df
Sarah Corbeel
Publié le

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